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Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. 07-X-2005. César Franck (1822-1890) : le Chasseur maudit ; Franz Liszt (1811-1886) : Concerto pour piano n°2 en la majeur ; César Franck (1822-1890) : Symphonie en ré. Claire-Marie Le Guay, piano. Orchestre Philharmonique de Liège, direction : Louis Langrée.

L’orchestre Philharmonique de Liège au Bozar

Ce premier concert de la série consacrée par le Palais des Beaux-Arts à l’Orchestre Philharmonique de Liège s’est donné devant un auditoire très clairsemé, et a commencé avec quelques minutes de retard, le personnel de Palais affilié au syndicat socialiste FGTB ayant décidé par ce délai de marquer son soutien à la grève générale qui a eu lieu ce jour là en Belgique pour la défense de la sécurité sociale et des droits des salariés à la fin de carrière.

Première pièce au programme, le poème symphonique le Chasseur maudit, une œuvre au climat fantastique et halluciné, à l’orchestration riche et brillante. aborde cette course folle avec fougue et enthousiasme, visiblement inspiré par l’œuvre, mais l’OPL ne réagit pas avec sa précision coutumière aux injonctions de son directeur musical, les cors par exemple, très sollicités pourtant, mettent un certain temps à entrer dans le vif du sujet, et on peut se demander s’il n’aurait pas été plus judicieux de placer ce spectaculaire Chasseur maudit à la fin, où il aurait pu soulever l’auditoire, plutôt qu’en ouverture où son effet tombe un peu à plat.

Claire Marie le Guay est une invitée régulière de l’OPL, avec lequel elle a déjà enregistré deux disques de concertos : un tout récent Ravel-Schulhoff, et un programme Liszt il y a deux ans (chroniqué sur ResMusica). On la retrouve ce soir dans un deuxième concerto de Liszt de grand style, qui bénéficie au maximum de son toucher net et précis, d’une virtuosité qui l’autorise à aborder les difficultés de front et d’une musicalité toujours élégante, tirant vers le haut cette partition un peu décousue et boursouflée. Son entente est parfaite avec un orchestre aéré, qui joue droit, sobre et clair.

Nous avons assisté à ce concert quelques jours après avoir reçu le disque consacré à la Symphonie en ré de , qu’avaient enregistré un an plus tôt les mêmes artistes. Les différences entre le concert et le disque sont minimes : élan, souffle, énergie bondissante, vitalité irrépressible marquent cette interprétation de grande classe. Par rapport au CD, on peut noter des tempi légèrement plus sages et un allegretto plus creusé, au rythme de marche plus affirmé. Les cordes se taillent la part du lion : alliant transparence et profondeur du son, chaleureuses, impeccablement mise en place, on les sent en parfaite confiance. La prestation de l’harmonie est moins bonne que d’habitude : quelques traits savonnés, quelques « canards », … Le niveau reste élevé, le cor anglais est somptueux, mais la concentration semble faire quelque peu défaut. Cuivres et percussions sont par contre en pleine forme.

, l’Orchestre Philharmonique de Liège et sont ensuite partis dans une tournée qui les a menés de Rotterdam à Zagreb, Genève et Vienne. Ils seront au Théâtre des Champs-Élysées le 8 novembre 2005 (Franck, Ravel, Berlioz).

Crédit photographique : © DR

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Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. 07-X-2005. César Franck (1822-1890) : le Chasseur maudit ; Franz Liszt (1811-1886) : Concerto pour piano n°2 en la majeur ; César Franck (1822-1890) : Symphonie en ré. Claire-Marie Le Guay, piano. Orchestre Philharmonique de Liège, direction : Louis Langrée.

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