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Habana Duet, guitares cubaines à Paris

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Paris, Chapelle Saint Bernard. 06-II-2006. M. Matamoros (argt. W. Domínguez-E. Martin) : Son de la loma. W. Domínguez-E. Martin : Fantasia chancletera. I. Carillo (arrangement : C. Lloró-W. Domínguez) : Dos gardenias. E. Egües : El Bodeguero. S. Garay : Perla marina. Ñ. Rojas : Guajira a mi madre. W. Domínguez-E. Martin : Sones y flores. M. Saumell : Cuatro contradanzas. E. Martin : Hasta Alicia baila. M. Simons (arrangement : W. Domínguez) : El manisero. W. Dominguez-E. Martin : Preludio, rezo y canto a Obbatalá. Habana Duet : Edel Muñoz et Walfrido Domínguez, guitares.

Habana Duet est formé de deux guitaristes particulièrement représentatifs des musiciens cubains. Entendez par là qu’ils restent très fortement imprégnés de la culture populaire. Toutefois ne nous y trompons pas, car c’est dans ce berceau culturel qu’on trouve souvent les plus talentueux musiciens et le parcours de ces deux guitaristes est assez éloquent. Edel Muñoz, 31 ans, a un palmarès impressionnant de premiers prix de concours internationaux. Walfrido Domínguez, de 10 ans son ainé, plus orienté « musique populaire cubaine », est un compositeur digne de ce nom qui a su imposer son style dans le milieu classique. Guitariste, compositeur, arrangeur hors pairs, il a joué avec des guitaristes dont la réputation n’est plus à faire comme Leo Brouwer, excusez du peu, Juan Falú ou encore Luis Salinas entre autre.

Le concert qu’ils ont donné à la Chapelle Saint Bernard avait pour vocation de faire découvrir la musique populaire cubaine. Un programme composé d’œuvres dansantes la plupart du temps, mais parsemé de pièces douces et nostalgiques nous plongeant dans les senteurs colorées de La Havane. On y retrouve des rythmes traditionnels afro-américains comme la rumba, la samba ou encore la guajira avec la très belle Guajira a mi madre de Rojas qu’Edel Muñoz interprète en solo. La complicité des deux guitaristes est particulièrement forte et se manifeste tant dans leur jeu, où la symbiose est totale, que dans leur comportement sur scène avec des échanges de regards qui en disent longs. Il est clair qu’ils jouent par plaisir, un jeu qui vient du cœur comme le sourire incroyable de Walfrido Domínguez. Les voix chaudes et douces des deux protagonistes accompagnent parfois leurs guitares (et non le contraire) dans de petits refrains. Le public est conquis par le charme de cette musique et de ses représentants. Percussions, chants discrets, jeux à la technique et la musicalité sans faille participent à la mise en valeur de cette musique que l’on déguste comme un bon Lusitanias.

Pour les absents et curieux, notons leur disque à compte d’auteur(s) où l’on retrouve le programme de cette soirée même si, à notre avis, aucun enregistrement ne saurait remplacer le plaisir de leur présence sur scène.

Pour en savoir plus : www.habanaduet.com

Crédit photographique : © DR

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Paris, Chapelle Saint Bernard. 06-II-2006. M. Matamoros (argt. W. Domínguez-E. Martin) : Son de la loma. W. Domínguez-E. Martin : Fantasia chancletera. I. Carillo (arrangement : C. Lloró-W. Domínguez) : Dos gardenias. E. Egües : El Bodeguero. S. Garay : Perla marina. Ñ. Rojas : Guajira a mi madre. W. Domínguez-E. Martin : Sones y flores. M. Saumell : Cuatro contradanzas. E. Martin : Hasta Alicia baila. M. Simons (arrangement : W. Domínguez) : El manisero. W. Dominguez-E. Martin : Preludio, rezo y canto a Obbatalá. Habana Duet : Edel Muñoz et Walfrido Domínguez, guitares.

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