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Chostakovitch par le Quatuor Debussy, la perfection en toute simplicité

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Grenoble. MC2. 10-III-2006. Dimitri Chostakovitch (1906 – 1975) : Quatuors à cordes n°6 op. 101, n°12 op. 133, n°16 op. 135, n°11 op. 122, n°14 op. 142 ; n°9 op. 117. Quatuor Debussy (Christophe Colette, 1er violon ; Anne Ménier, 2ème violon ; Vincent Depreck, alto ; Alain Brunier, violoncelle). Concert enregistré par France Musique.

Il n’est plus nécessaire de présenter le . Largement reconnu pour la qualité de ses interprétations et la richesse de son répertoire, cet ensemble est maintenant associé dans les tous les esprits à Chostakovitch. A peine six mois après la sortie du dernier volume de leur Intégrale des Quatuors à cordes du compositeur (chez Arion ou chez Fuga Libera par le Quatuor Danel ) ils consacrent de nouveau un cycle de concerts à ce monument de la musique de chambre. Même réparti en trois concerts, cela constitue un véritable marathon : Cinq quatuors par soir, soit plus de 18 heures de musique …

Ce deuxième rendez-vous débutait par une œuvre annoncée comme « calme » par Christophe Colette (1er violon). Créé en 1956, le Quatuor n°6 est effectivement bien plus doux et pastoral que ceux qui suivront. A travers cette pièce, la sonorité chaleureuse et extrêmement homogène du nous emmène en douceur dans le monde truculent de Chostakovitch. Car dès l’œuvre suivante, le Quatuor n°12, il entre dans le vif de l’univers si particulier du compositeur. Et c’est le début d’un feu d’artifice de sonorités. On dit souvent que Chostakovitch fait sonner le quatuor à cordes comme un orchestre tout entier. Cette esthétique si riche et variée est remarquablement mise en valeur par le quatuor Debussy. Sous leurs archets, les thèmes sonnent avec force et énergie ou au contraire enveloppent le public d’une douce chaleur. Tour à tour sauvages ou pathétiques, les ambiances sonores se succèdent sans transition. Les pizzicati claquent avec un ensemble parfait, les martelés explosent avec vigueur. Lors de l’Adagio du Quatuor n°14 op. 142, la sensation de plénitude et de rondeur est telle qu’un calme et une sérénité surprenantes envahissent la salle. Lorsque les instrumentistes se partagent une phrase ou un thème, leur complémentarité est telle que l’on ne perçoit pas le changement de timbre. Chaque élément thématique, chaque contrechant est mis en valeur.

Sans jamais être démonstratif à l’excès, le quatuor Debussy explore l’esthétique exubérante de Chostakovitch avec une précision et une simplicité remarquables. On en redemande!

Prochain évènement du Quatuor Debussy : le 26 mars 2006 à Grignan (26) : Concert lecture Chostakovitch avec Yves Barbaut

Prochain concert classique à la MC2 : Vendredi 17 mars 2006, l’Orchestre de Paris

Crédits photographiques : © Colin Laurent

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Grenoble. MC2. 10-III-2006. Dimitri Chostakovitch (1906 – 1975) : Quatuors à cordes n°6 op. 101, n°12 op. 133, n°16 op. 135, n°11 op. 122, n°14 op. 142 ; n°9 op. 117. Quatuor Debussy (Christophe Colette, 1er violon ; Anne Ménier, 2ème violon ; Vincent Depreck, alto ; Alain Brunier, violoncelle). Concert enregistré par France Musique.

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