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L’œuvre pour violoncelle de Kaija Saariaho

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Kaija Saariaho (née en 1952) : Petals, pour violoncelle et dispositif électroacoustique, Oi Kuu, pour clarinette basse et violoncelle, Spins and Spells, pour violoncelle seul, Mirrors, pour flûte et violoncelle, Sept Papillons, pour violoncelle seul, Près, pour violoncelle et dispositif électroacoustique. Alexis Descharmes, violoncelle ; Jérémie Fèvre, flûte ; Nicolas Baldeyrou, clarinette basse. 1 CD ÆON. Réf. : AECD 0637. Enregistré à l’Espace de projection de l’IRCAM, 12-13 septembre 2004. DDD. Notice : français, anglais, finnois. Durée : 56’11

 

Les opportunités de promouvoir sans réserve des œuvres de musique contemporaine demeurent malheureusement trop rares. Aussi ne bouderons-nous pas l’occasion qui nous est offerte de dire tout le bien qu’il convient d’une série d’œuvres dominées par le violoncelle. Son timbre si proche de la voix humaine et de ses infinies inflexions a depuis longtemps charmé et conquis la compositrice finlandaise , installée en France depuis plusieurs années.

Le maître d’œuvre de cet enregistrement passionnant se nomme , un ancien élève du Conservatoire National de Paris dont les maîtres prestigieux et le parcours personnel déjà amplement fourni garantissent les préalables nécessaires à une riche carrière. Ses qualités techniques et interprétatives s’imposent comme évidentes et assurées. Il interprète seul Spins and Spells (1997) et Sept Papillons (2000) conçus par Saariaho dans un esprit moderniste certes, mais totalement habités par une démarche structurée dont la cohérence interne rend l’écoute aisée et plus encore gratifiante.

Le violoncelle reçoit le renfort d’un dispositif électroacoustique dans Petals (1988) et Près (1992). Cette association renouvelle la conception, le timbre et l’environnement sonore de l’instrument soliste. L’adjonction d’une clarinette basse (Oi Kuu, 1990) ou d’une flûte (Mirrors, 1997) élargit davantage le champ de la composition. Toutes ces belles pièces recèlent à la fois une grande musicalité et bénéficient d’une multitude de trouvailles et d’inventions techniques comme le balayage sul ponticello/sul testo, les modifications de pression, d’inclinaison et de vitesse de l’archet…. Certes, on palpe la marque de l’école spectrale française (Gérard Grisey et Tristan Murail, en particulier dans Petals) mais au total Saariaho parvient à modeler de nouveaux aspects organiques au son de l’instrument tour à tour au service de la pâte musicale elle-même et de l’intimité telle que vues par la compositrice. Sa musique se nourrit de multiples influences et de sources musicales littéraires, philosophiques, toutes brillamment transcendées… sans doute est-ce là une marque des grands créateurs.

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Kaija Saariaho (née en 1952) : Petals, pour violoncelle et dispositif électroacoustique, Oi Kuu, pour clarinette basse et violoncelle, Spins and Spells, pour violoncelle seul, Mirrors, pour flûte et violoncelle, Sept Papillons, pour violoncelle seul, Près, pour violoncelle et dispositif électroacoustique. Alexis Descharmes, violoncelle ; Jérémie Fèvre, flûte ; Nicolas Baldeyrou, clarinette basse. 1 CD ÆON. Réf. : AECD 0637. Enregistré à l’Espace de projection de l’IRCAM, 12-13 septembre 2004. DDD. Notice : français, anglais, finnois. Durée : 56’11

 
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