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Jérôme Combier : le souffle d’aujourd’hui

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Jérôme Combier (né en 1971) : Pays de vent, les Hébrides pour orchestre ; Petite Obscurité pour flûte, clarinette, guitare, alto, violoncelle ; Cordelia des nuées pour flûte ; Kogarashi, le premier soupir des fantômes pour guitare et électronique ; Ishi pour sakuhachi et piano ; Fragment du froid pour violon et piano ; Voix d’ombres pour clarinette et violoncelle ; Feux noirs pour orchestre et ensemble. Orchestre national de France, direction Pascal Rophé ; Ensemble Cairn, direction Guillaume Bourgogne ; Jérémie Fèvre, flûte ; Christelle Séry, guitare ; Jean Lochard, informatique (Ircam) ; Rees Archibald, shakuhachi ; Jérôme Combier, piano ; Benjamin Fabre, violon ; Caroline Cren, piano ; Mathieu Fèvre, clarinette ; Marion Martineau, violoncelle, Les Cordes, direction Guillaume Bourgogne. 1 CD Motus M 204007. Enregistré à Paris entre mars 2003 et février 2004. DDD. Notice très complète en français. Durée 71’10’’.

 

Les œuvres de sont fortement inspirées par la musique du Japon mais le compositeur reste fidèle à l’instrumentarium occidental tout en utilisant les techniques et modes de jeu contemporains, notamment l’informatique dans Kogarashi. Une œuvre fait cependant appel au shakuachi, Ishi, où le timbre de la flûte japonaise se marie parfaitement avec celui du piano.

Espérons que Cordelia entre vite au répertoire des flûtistes : cette sublime méditation pour flûte seule demande une grande virtuosité de la part de l’interprète et fait appel à tous les modes de jeu contemporains (whislte tuns, flatterzunge…) sans que pour autant l’œuvre ne ressemble à une pure démonstration technique. L’ensemble des pièces, même lorsqu’elles ne font pas appel aux vents, se basent sur le souffle et la respiration ; On a parfois l’impression entendre le vent. C’est en effet le but du compositeur qui voudrait une musique dont l’espace sonore soit un « souffle sans origine ». D’où l’emploi de nombreuses techniques pour imiter le souffle ou donner un côté aérien à la musique (l’informatique, l’emploi des harmoniques aux cordes, la grande utilisation des vents…).

Ce disque présente donc un ensemble d’œuvres variés, où l’on reconnaît cependant à chaque pièce la patte du compositeur, au risque parfois d’une certaine monotonie. a fait une synthèse des techniques compositionnelles existantes pour forger son propre style ; Ce disque est le résultat d’un travail riche et parfaitement maîtrisé. Le répertoire est de plus servi par un ensemble de très bons interprètes qui dominent toutes les difficultés de la partition. Espérons que continuera à enrichir son style et à trouver d’autres influences pour nous livrer de nouvelles œuvres sans risquer de tomber dans une certaine répétitivité.

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Jérôme Combier (né en 1971) : Pays de vent, les Hébrides pour orchestre ; Petite Obscurité pour flûte, clarinette, guitare, alto, violoncelle ; Cordelia des nuées pour flûte ; Kogarashi, le premier soupir des fantômes pour guitare et électronique ; Ishi pour sakuhachi et piano ; Fragment du froid pour violon et piano ; Voix d’ombres pour clarinette et violoncelle ; Feux noirs pour orchestre et ensemble. Orchestre national de France, direction Pascal Rophé ; Ensemble Cairn, direction Guillaume Bourgogne ; Jérémie Fèvre, flûte ; Christelle Séry, guitare ; Jean Lochard, informatique (Ircam) ; Rees Archibald, shakuhachi ; Jérôme Combier, piano ; Benjamin Fabre, violon ; Caroline Cren, piano ; Mathieu Fèvre, clarinette ; Marion Martineau, violoncelle, Les Cordes, direction Guillaume Bourgogne. 1 CD Motus M 204007. Enregistré à Paris entre mars 2003 et février 2004. DDD. Notice très complète en français. Durée 71’10’’.

 
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