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Die Walküre en force, version Pierre Audi / Harmut Haenchen

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Richard Wagner (1813-1883), Die Walküre. Mise en scène : Pierre Audi. décors : George Tsypin. costumes : Eiko Ishioka. lumières : Wolfgang Göbbel. dramaturgie : Klaus Bertisch. Avec : John Bröcheler, Wotan ; John Keyses, Siegmund ; Kurt Rydl, Hunding, Nadine Secunde, Sieglinde ; Jeannine Altmeyer, Brünnhilde ; Reinhild Runkel, Fricka ; Irmgard Vilsmaier, Gerhilde ; Annegeer Stumphius, Ortlinde ; Hanna Schaer, Waltraute ; Hebe Dijkstra, Schwertleite ; Kirsi Tihonen, Helmwige ; Catherine Keen, Siegrunde ; Regina Mauel, Grimgerde. Nederlands Philharmonisch Orkest, direction : Hartmut Haenchen. 3DVD Opus Arte OA 0947 D. Enregistré au Muziektheater d’Amsterdam en 1999. Sous titrages multilingues. DVD toutes régions. Format image 16/9. Format audio : LPCM. Durée : 231’20. Bonus : galerie de photo, synopsis illustré et introduction à l’œuvre. Notice de présentation en anglais, français et allemand.

 

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Avec ce second volet du Ring amstellodamois, on continue d’admirer les deux grandes qualités de ce cycle : la mise en scène de et la direction de . Nous l’avions déjà dit lors de nos chroniques du Rheingold (lire ici l’article sur les représentations au Nederlandse Opera et ici sur l’édition de ce spectacle en DVD), le scénographe sait à merveille ménager le respect du livret et l’esthétique futuriste. Le spectateur se trouve projeté dans un univers mi Lord of the Ring, mi Stars wars absolument formidable. Par rapport au Prologue, l’orchestre a changé de place et se trouve à droite des chanteurs. Le mélomane pourra ainsi se délecter, et l’occasion est trop rare en DVD, de la vision de l’orchestre et de son chef, qui ne s’économisent pas. L’action se passe dans un décor semi-circulaire blanc avec force jeux de lumières spectaculaires et jaillissement de feux. Les costumes stylisés à l’extrême de George Tsypin sont absolument géniaux, on relève ainsi les manteaux d’esthétique mi-futuriste, mi-japonisante des Walkyries. Dans la « fosse », le chef Harmut Haenchen fait encore des étincelles. À la tête d’un étincelant Orchestre Philharmonique des Pays-Bas, il campe un Wagner allégé, vif, bondissant mais terriblement dramatique et tendu comme un arc.

La distribution est dans l’ensemble de bon niveau en dépit de quelques faiblesses. Ténor montant des scènes wagnériennes, est une belle découverte en Siegmund. Sans atteindre l’aisance vocale d’autres grands ténors wagnériens actuels, il possède un très beau timbre et une musicalité exemplaire (on notera qu’il tiendra le rôle de Tristan dans quelques semaines à la Monnaie). semble plus concerné que dans Rheingold par son personnage. Sa performance s’en ressent bénéfiquement, c’est presque parfait en dépit du manque récurrent de caractérisation vocale. Malgré un engagement dramatique total et touchant, est désormais trop à l’étroit vocalement pour camper une Sieglinde parfaite. On peut en dire autant de la Brünnhilde de Jeanine Altmeyer avec un timbre qui manque également d’individualité, et un physique assez peu crédible pour une jeune vierge. Prestation exemplaire par contre, pour le Hunding subtil et musical de . Les Walkyries sont la déception de ce spectacle, elles sont toutes avares d’agilités vocales et nous gratifient de quelques aigus passablement difficiles, c’est d’autant plus dommage que ce début du troisième acte est l’un des sommets dramatiques de la production. Avec une économie de moyen exceptionnelle, sait rendre sa force à la chevauchée, passage ô combien difficile à réussir.

Il faut également saluer la virtuosité de la réalisation de ce coffret. La conception du décor permet aux caméras d’être au tout devant des chanteurs et de filmer l’ensemble comme s’il s’agissait d’un film d’opéra. Alors que les DVD lyriques se limitent souvent à une suite de plans téléphonés, on est ici au cœur de l’action !

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Richard Wagner (1813-1883), Die Walküre. Mise en scène : Pierre Audi. décors : George Tsypin. costumes : Eiko Ishioka. lumières : Wolfgang Göbbel. dramaturgie : Klaus Bertisch. Avec : John Bröcheler, Wotan ; John Keyses, Siegmund ; Kurt Rydl, Hunding, Nadine Secunde, Sieglinde ; Jeannine Altmeyer, Brünnhilde ; Reinhild Runkel, Fricka ; Irmgard Vilsmaier, Gerhilde ; Annegeer Stumphius, Ortlinde ; Hanna Schaer, Waltraute ; Hebe Dijkstra, Schwertleite ; Kirsi Tihonen, Helmwige ; Catherine Keen, Siegrunde ; Regina Mauel, Grimgerde. Nederlands Philharmonisch Orkest, direction : Hartmut Haenchen. 3DVD Opus Arte OA 0947 D. Enregistré au Muziektheater d’Amsterdam en 1999. Sous titrages multilingues. DVD toutes régions. Format image 16/9. Format audio : LPCM. Durée : 231’20. Bonus : galerie de photo, synopsis illustré et introduction à l’œuvre. Notice de présentation en anglais, français et allemand.

 
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