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Des tubes bien enthousiasmants…

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Paris. Salle Pleyel. 21-XI-2006. Piotr Illich Tchaïkovski (1840-1893) : Polonaise, extraite de Eugène Onéguine ; Concerto pour piano n° 1 en si bémol mineur op. 23  ; Francesca da Rimini, fantaisie symphonique d’après Dante op. 32  ; Alexandre Borodine (1833-1887) : Danses Polovtsiennes, extraites du Prince Igor. Boris Berezovsky, piano. Orchestre Philharmonique de l’Oural, direction : Dmitri Liss.

Première en France de l’Orchestre de l’Oural

Pour sa première venue en France, l’Orchestre de l’Oural a choisi un programme composé des « tubes » de la musique russe. Choix risqué puisque le public connaissait parfaitement les œuvres, qui de plus existent dans de nombreuses versions de référence, mais pari gagné : l’Orchestre de l’Oural a reçu ses galons d’ambassadeur de la musique russe.

dirige comme si ça vie dépendait du concert. Très investi, il a une gestuelle large et nerveuse, totalement prise dans la musique. Cet enthousiasme est communicatif à la fois pour le public et pour les musiciens. Tout l’orchestre a semblé heureux de jouer et de donner le meilleur de lui-même. A part une ou deux imprécisions d’attaque, que l’on pardonnera aisément, notons la très bonne qualité des interprètes, en particulier du pupitre des bois. Le public a pu redécouvrir les célèbrissimes Danses Polovtsiennes, en percevant de nouveaux détails d’orchestration qui échappent habituellement à l’oreille. La Polonaise extraite d’Eugène Onéguine fut jouée à la slave, en gardant un élan et une certaine « lourdeur » populaires qui s’éloignent des interprétations plus lisses lors des traditionnelles exécutions du « Concert du nouvel an ». Dans Francesca da Rimini, très bonne gradation et transition réussies entre les passages plus sombres et dramatiques du début et la dernière partie plus enjouée.

semble en pleine forme pour le Concerto n°1 de Tchaïkovski sur un piano Pleyel au son étrangement métallique. Dans le premier mouvement, un peu lent, tout le monde semblait parfois se chercher. Mais plus on avançait dans l’œuvre, plus la connivence entre le chef, l’orchestre et le soliste grandissait et culminait lors du troisième mouvement, le plus slave de tout le concerto. En bis, la redoutable Islamey, Fantaisie orientale, de Balakirev, œuvre réputée la plus difficile de tout le répertoire pianistique. Une ou deux grimaces de Berezovsky montrant son mécontentement, mais globalement sa virtuosité s’est jouée de toutes les difficultés.

Bis enjoués de l’orchestre, avec la Danse du clown de Tchaïkovski et une courte pièce de Khatchatourian.

Le public, venu en nombre applaudir Berezovsky, a ainsi pu découvrir une formation de talent, dont on attend le retour en France, peut-être avec un programme plus original.

Crédit photographique : © Richard Payne

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Paris. Salle Pleyel. 21-XI-2006. Piotr Illich Tchaïkovski (1840-1893) : Polonaise, extraite de Eugène Onéguine ; Concerto pour piano n° 1 en si bémol mineur op. 23  ; Francesca da Rimini, fantaisie symphonique d’après Dante op. 32  ; Alexandre Borodine (1833-1887) : Danses Polovtsiennes, extraites du Prince Igor. Boris Berezovsky, piano. Orchestre Philharmonique de l’Oural, direction : Dmitri Liss.

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