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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Concertos pour piano et orchestre n°1 et n° 5 (l’Empereur). Barry Douglas, piano et direction ; Camerata Ireland. 1 CD Satirino Records. Ref. : SR 063. Enregistré en avril 2006 au Mahoney Hall, The Helix à Dublin. DDD. Notice trilingue en anglais, français et allemand. Durée : 72’06.

 

Les concertos pour piano de Beethoven, et en particulier le n°5 dit « L’Empereur », font partie des œuvres les plus jouées et les plus enregistrées du genre. Chez les vendeurs de disques en ligne, pas moins d’une cinquantaine de références sont disponibles : la concurrence est donc très sévère et chaque nouvelle version est écoutée avec attention. Pour sonner comme il convient, ces œuvres au caractère exubérant par définition doivent donc être servies tout aussi bien par un pianiste de haute volée qu’un orchestre à la hauteur. Le chef doit savoir concilier et le soliste et l’orchestre pour que l’œuvre ne soit pas uniquement un combat musical (étymologie de concerto) mais également un dialogue. La devise du concerto pourrait être « tous pour un » mais pas « tous contre un ».

La , dirigée ici du clavier par , est un ensemble de « musique de chambre » (d’après les dires de leur chef) constituée de musiciens irlandais jouant tout aussi bien en Irlande qu’à l’extérieur de ce pays. Ces musiciens ont un souci de qualité qui va jusqu’à leur patronage qui est assuré conjointement par Mme Mary MacAleese, Présidente de la république d’Irlande et par Sa Majesté la Reine Elisabeth II. Par « musique de chambre » – terme plutôt impropre ici – il faut en fait entendre un groupe d’une trentaine de musiciens.

On s’attend donc à entendre des sonorités orchestrales proches de celles dont ont pu bénéficier les premiers auditeurs de l’œuvre au XIXe siècle car un orchestre « allégé » peut sonner de manière très précise beaucoup plus facilement qu’un gros mastodonte d’une centaine de personnes.

Mais le résultat final n’y est pas, car l’énergie due à un nombre restreint de musiciens est insuffisante, en particulier dans les tutti et surtout dans le concerto L’Empereur où la puissance sonore fait défaut : là où on souhaiterait la puissance d’une Formule 1, nous avons finalement les accélérations d’une 2 CV et c’est dommage. Seuls les mouvements lents, plus intimistes, bénéficient sensiblement de cet allègement d’effectif. Le pianiste est excellent, il n’y a rien à dire à son sujet, et on a l’impression qu’il passe son temps – un peu en vain – à essayer de dynamiser son orchestre.

Pour conclure, cette nouvelle version du Concerto n°5 est décevante alors que le Concerto n°1 s’en tire plutôt bien.

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Concertos pour piano et orchestre n°1 et n° 5 (l’Empereur). Barry Douglas, piano et direction ; Camerata Ireland. 1 CD Satirino Records. Ref. : SR 063. Enregistré en avril 2006 au Mahoney Hall, The Helix à Dublin. DDD. Notice trilingue en anglais, français et allemand. Durée : 72’06.

 
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