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Concertos campagnards d’Antonio Vivaldi

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Antonio Vivaldi (1678-1741) : Concerto pour cordes et continuo RV 151 « alla rustica » ; Concerto en ut mineur pour flûte à bec alto RV 441 ; Concerto pour en ré majeur pour viole d’amour RV 392 ; Concerto en ré mineur pour viole d’amour et luth RV 540 ; Concerto en ré majeur pour luth RV 93 ; Concerto en ré mineur pour deux hautbois RV 535. Academia Montis Regalis, direction Alessandro de Marchi. 1 CD Berlin Classics 0017882BC. Enregistré en novembre 2005 à la Sala Ghislieri, Mondovi. Notice trilingue en allemand, anglais et italien. Durée : 59’55’’

 

Vouloir résumer Vivaldi aux seuls concertos pour violons ou aux Quatre Saisons serait une erreur. Non seulement il fut un important compositeur d’opéras, de musique sacrée et de sonates, mais son instrumentarium fut le plus varié de toute l’époque baroque et il l’a abondamment montré dans quantité de concertos destinés aux solistes les plus divers. Si les instruments de la famille du violon se taillent évidemment la part du lion, les autres ne sont pas en reste, que ce soient des habitués du genre concertant (flûtes, hautbois/bassons, …) ou d’autres, au rayonnement un peu plus discret (luth, mandoline, chalumeau, …).

nous propose ainsi un programme de six concertos réunis autour du thème « rustique » ou « campagnard ». Trois d’entre eux sont bien connus : le premier – alla rustica – pour cordes sans soliste, le concerto pour flûte à bec et celui pour luth. Les trois autres le sont peut-être un peu moins : on trouve ainsi un concerto pour viole d’amour, un autre pour viole d’amour et luth et un troisième pour deux hautbois. La viole d’amour est un instrument qui comprend sept cordes mélodiques et autant de cordes sympathiques accordées à l’unisson de ces dernières et placées sous elles. Sa sonorité ne peut en aucun cas se confondre avec celle d’un alto.

L’interprétation de cette musique « ancienne » est tout à fait « moderne » : style adéquat, instruments qui vont bien, interprètes très bons en dépit de quelques passages contestables : le mouvement lent (en fa mineur, les flûtistes à bec comprendront) du concerto pour flûte bec n’est pas d’une justesse à toute épreuve et le premier mouvement du concerto pour viole d’amour bénéficie d’une cadence du soliste un peu longue. Autre détail : les hautbois sont souvent ajoutés aux tutti orchestraux sans que cela soit expressément indiqué par Vivaldi. Mais c’est du chipotage et on aurait aimé découvrir ces œuvres dans une version discographique comme celle-là.

Pour conclure disons que ce disque n’apporte rien aux connaisseurs de cette musique, mais pourra être utile aux autres.

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Antonio Vivaldi (1678-1741) : Concerto pour cordes et continuo RV 151 « alla rustica » ; Concerto en ut mineur pour flûte à bec alto RV 441 ; Concerto pour en ré majeur pour viole d’amour RV 392 ; Concerto en ré mineur pour viole d’amour et luth RV 540 ; Concerto en ré majeur pour luth RV 93 ; Concerto en ré mineur pour deux hautbois RV 535. Academia Montis Regalis, direction Alessandro de Marchi. 1 CD Berlin Classics 0017882BC. Enregistré en novembre 2005 à la Sala Ghislieri, Mondovi. Notice trilingue en allemand, anglais et italien. Durée : 59’55’’

 
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