Concerts, La Scène, Musique symphonique

L’Orchestre du Conservatoire

Plus de détails

Lille. Nouveau Siècle, Auditorium. 10-XII-2006. Feruccio Busoni (1866-1924) : Fantaisie indienne pour piano et orchestre op. 44 ; Albert Roussel (1869-1937) : Symphonie n°3 en sol majeur op. 42. Jean-Michel Dayez, piano. Orchestre de formation professionnelle du Conservatoire de Lille, direction : Pascal Verrot.

Les Pianos du Nouveau Siècle

Les « Pianos du Nouveau Siècle » donnaient ce dimanche en matinée carte blanche au Conservatoire de Lille, qui avait dépêché son orchestre de formation professionnelle pour ce concert. Cette formation réunit des étudiants du conservatoire se préparant au métier de musicien d’orchestre, son directeur artistique est le violoniste Charles Frey. Placé ce jour sous la baguette de , directeur musical de l’Orchestre de Picardie, le jeune orchestre proposait un programme original Busoni/Roussel.

La Fantaisie indienne est une œuvre post-romantique, de tradition lisztienne, qui utilise des thèmes musicaux d’origine amérindienne. Le piano est clairement le meneur du jeu, il fait longuement étalage de sa virtuosité, alors que l’orchestre a un rôle de faire-valoir, cessant même parfois de jouer pendant de longues minutes. C’est une œuvre pas très profonde, mais divertissante et plaisante, dont donne une interprétation rigoureuse et d’un très haut niveau technique. Le pianiste a un jeu puissant et brillant, et triomphe sans avoir l’air d’y toucher d’une partition qui multiplie à l’envi les difficultés. Il remporte une belle ovation de la part d’un public malheureusement trop clairsemé.

La courte interruption pour permettre le rangement du piano donne l’occasion à un nombre conséquent de retardataires de faire leur entrée dans la salle afin d’entendre la Symphonie n°3 de Roussel. et ses jeunes musiciens en donnent une exécution roborative et énergique, sans complexe ni faiblesse. La direction du chef est tranchante et précise, mettant bien en avant la pulsation et l’élan vital de cette partition enthousiasmante. L’Orchestre de formation professionnelle du Conservatoire se révèle être une formation remarquablement préparée, qui réagit avec fougue aux injonctions du chef. L’ensemble est cohérent et discipliné, négocie parfaitement les nombreux changements de rythme de la symphonie, et ne se désunit pas au fil d’un concert qui aura laissé une excellente impression.

Crédit photographique : © DR

Plus de détails

Lille. Nouveau Siècle, Auditorium. 10-XII-2006. Feruccio Busoni (1866-1924) : Fantaisie indienne pour piano et orchestre op. 44 ; Albert Roussel (1869-1937) : Symphonie n°3 en sol majeur op. 42. Jean-Michel Dayez, piano. Orchestre de formation professionnelle du Conservatoire de Lille, direction : Pascal Verrot.

Mots-clefs de cet article

Banniere-ClefsResmu-ok

Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.