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L’oeuvre pour violoncelle de Liszt

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Franz Liszt (1811-1886) : L’œuvre pour violoncelle. Première Elégie ; Deuxième Elégie ; Romance oubliée ; Schlaflos ! Frage und Antwort ; O du mein holder Abendstern ; Die Zelle in Nonnenwerth ; Tristia – La Vallée d’Obermann ; Orphée ; Consolation n°3 ; La Lugubre gondole ; Nuages gris. Alexis Descharmes, violoncelle ; Sébastien Vichard, piano ; Ensemble Quaerendo Invenietis : Philippe Berrod, clarinette ; Simone Bernardini, violon ; Eléonore Euler-Cabantous, harpe ; Philippe Brandeis, harmonium. 1 CD Aeon AECD 0745. Enregistré en l’Eglise Saint Marcel, Paris, 19-21 juin 2004. Notice bilingue (français-anglais). Durée : 64’04’’

 

Nous avons, il y a peu, souligné les qualités interprétatives exceptionnelles du violoncelliste français . Il s’agissait de l’œuvre pour violoncelle de Kaija Saariaho réalisé par le label Aeon. Ce nouveau volume intitulé « l’œuvre pour violoncelle de  », permet de retrouver les qualités de timbre, de phrasé, de précision et d’engagement d’. Tous ces qualificatifs se retrouvent une nouvelle fois à leur plus haut degré de réalisation. C’est avec un plaisir non dissimulé que l’on reconnaîtra cet extrait célèbre du Tannhäuser de Richard Wagner (O du mein holder Abenstern) dans une version violoncelle et piano due à Liszt. Pour le reste, le programme retient en majorité des pièces de Liszt transcrites par lui-même, globalement au cours de la dernière décennie de son existence. L’atmosphère distillée par les Elégies ou encore par la Romance oubliée se veut recueillie et méditative, toute en demi-teinte, apaisée en tout cas. Avec ces pièces et les autres, il est difficile de ne pas succomber au charme mélodique d’un compositeur vieillissant bouleversé, par exemple, par la disparition de son vieux compagnon Richard Wagner à Venise en 1883. Il en résultera la sombre austérité emplie de recueillement et de méditation de la fameuse partition intitulée La Lugubre gondole.

La transcription du poème symphonique d’Orphée mentionnée par le compositeur n’a jamais été retrouvée. Saint-Saëns réalisa la sienne (1885) pour harpe, harmonium, violon et violoncelle pour la plus grande satisfaction du maître hongrois. Bien connues, Les Années de pèlerinage pour piano, ont contribué à la renommée internationale de Liszt. Ici, c’est une transcription entreprise par Eduard Lassen, élève de maître et son successeur à la cour de Weimar, où l’on retrouve les splendides pages romantiques intitulées Tristia – La Vallée d’Obermann. Constellations n° 3, avec son indication de tempo lento placido, pour clarinette, violoncelle et piano (transcription d’Alexis Descharmes) rappelle quelque peu la manière de Chopin (Nocturnes) et à ce titre aussi mérite encore toute notre attention.

Les tempos exacts, les inflexions douces, la communauté de pensée des interprètes, la chaleur expressive de leur jeu devraient contribuent à placer cet enregistrement en très bonne place sur les perspectives d’acquisition de nombreux mélomanes.

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