Le BéO Festival voit enfin le jour

Festivals, La Scène, Musique et cinéma

Après des années de gestation, le BéO Festival, festival international de musique de film, voit enfin le jour dans la Capitale, prêt à « concurrencer » le festival d’Auxerre. Plus intimiste mais aussi plus pointu, ce festival a pris ses quartiers au Divan du Monde

Festival International de Musique de Film

Après des années de gestation, le BéO Festival, festival international de musique de film, voit enfin le jour dans la Capitale, prêt à « concurrencer » le festival d’Auxerre. Plus intimiste mais aussi plus pointu, ce festival a pris ses quartiers au Divan du Monde, une boîte de nuit conviviale située à Pigalle, et qui, à l’instar du Batofar, s’est fait connaître grâce à une programmation éclectique et de qualité, ouverte à tous les genres musicaux, et à toutes les rencontres (entre disciplines artistiques notamment). Depuis longtemps, la salle vibre au son de la musique à l’image (les cine-party), et c’est tout naturellement qu’elle accueille en son sein l’événement.

Le festival s’est ouvert ce lundi 28 mai à 19h30. Une fanfare accueille les arrivants, de jolies hôtesses habillées à la mode du XVIIIème siècle nous ouvrent les portes. La musique de films est célébrée, lors de cette soirée, de différentes manières. Par la projection de courts-métrages de Clément Hingrai (des clips de belle facture, mais vains), de documentaires (un entretien de Francis Lai, compositeur d’Un Homme et une Femme, par le célèbre superviseur musical Edouard Dubois), d’un making-of du film The Queen, d’un reportage un peu frustrant témoignant des goûts « béophiliques » des festivaliers Cannois, par un entretien avec et , mené de main de maître par Stéphane Lerouge (décidément incontournable) – un entretien où le compositeur français du Voile des Illusions dynamite nos acquis : plus on écrit vite, mieux c’est ; donc la musique de film est un bon moyen d’écrire de la bonne musique. Les mélodies, les thèmes dans les films sont des accessoires ; l’orchestration, sa place dans le film, priment. Dans le « Traffic Quintet », la voix live d’, interprète plusieurs œuvres du compositeur, de Bernstein, de Barbieri et de Delerue, spécialement arrangées pour l’ensemble. Un moment de grâce : la musique est belle, les arrangements généreux, les interprètes habités… La soirée s’est achevée avec un DJ Set de Rubin Steiner.

La soirée d’ouverture du BéO Festival donne le ton : cet événement sera éclectique, transgenre, électro et pointu (un peu trop d’ailleurs). Une manière différente de vivre la musique de film : comme une musique populaire, communicative et conviviale, que l’on écoute en conversant. L’esprit de la musique de chambre interprétée dans les boudoirs au temps des Lumières ; l’esprit Divan du Monde…

Remerciements : Fanny (Lollypop), Peggy Szkudlarek (Divan du Monde)

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