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Bruxelles. Théâtre National. 19-X-2007. Arena. Compania Israel Galvan. Chorégraphie et danse : Isreal Galvan. Avec : Diego Carrasco et David Lagos, chant ; Alfredo Lagos, guitare ; Diego Amador, piano ; Bobote et El Electrico, Palmas, Jaleo, Pataíta ; Mercedes Bernal, Gaita van El Gastor ; Charanga Los Sones, Banda ; Enrique Morente, chant (vidéo).

De la géographie des avant-gardes : leçon n°1, l’Espagne

Lors de sa nomination à la direction du théâtre de La Monnaie de Bruxelles, Peter de Caluwé a souhaité revitaliser la partie danse de la programmation en mettant fin à la présence quasi exclusive de la compagnie Rosas de la pas toujours très inspirée (ATDK pour les initiés). Dès lors, il en résulte la venue successive de différentes compagnies dans des spectacles d’esthétiques et de style différents qui culminera sans aucun doute avec le Sacred Monsters d’Akram Khan et Sylvie Guillem en mai 2008.

La seconde visite chorégraphique de la saison, après la très belle réussite d’Apocrifu de Sidi Larbi Cherkaoui, revenait au danseur de flamenco « conceptuel » Israel Galvan. Venue très attendue tant ce danseur est porté aux nues par des groupies en délire alors que presse et commentateurs vident le dictionnaire à coup de superlatifs (à l’image des nombreux commentaires dithyrambiques reproduits fort maladroitement dans le programme).

Las, ce spectacle d’une très longue heure et demie s’est avéré peu enthousiasmant, démonstratif et souvent ennuyeux. Conçu comme une allégorie toute personnelle de la corrida, cette chorégraphie en six parties, nécessite une empathie avec le sujet qui nous échappe. Accompagné de chants, de piano ou de fanfare, Isreal Galva joue de ses pieds, c’est parfois assez impressionnants, mais trop répétitif pour retenir l’attention sur la longueur. Les métaphores du taureau et du torero sont peut être belles, mais l’excès d’aridité de certaines parties soumet l’esprit à rude épreuve tandis que le refus du spectaculaire gratuit provoque l’effet inverse et fait tourner la virtuosité en pilote automatique. On regrette également l’absence de sur titrage des textes chantés et récités qui nous privent d’une bonne partie de l’essence même de la pièce.

Crédit photographiques : © Diego Garcia / Luis Castella

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Bruxelles. Théâtre National. 19-X-2007. Arena. Compania Israel Galvan. Chorégraphie et danse : Isreal Galvan. Avec : Diego Carrasco et David Lagos, chant ; Alfredo Lagos, guitare ; Diego Amador, piano ; Bobote et El Electrico, Palmas, Jaleo, Pataíta ; Mercedes Bernal, Gaita van El Gastor ; Charanga Los Sones, Banda ; Enrique Morente, chant (vidéo).

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