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Bruxelles. Palais des Beaux-Arts. 23-XI-2007. Bohuslav Martinu (1890-1959) : Estampes, H. 369 ; symphonie n°4, H. 305. Richard Strauss (1864-1949) : Burleske pour piano et orchestre en ré mineur. Plamena Mangova, piano. Orchestre National de Belgique, direction, Walter Weller.

Lors d’un précédent concert du nouveau directeur musical de l’, Walter Weller, nous saluions la bonne entente entre le chef et les musiciens. Cette nouvelle soirée qui sert de support de présentation au dernier disque 100% Martinu de notre phalange nationale (pour le label Fuga Libera dont nous vous proposerons une chronique très prochainement) montre les progrès accomplis en quelques mois sous une battue expérimentée.

L’attrait médiatique de ce concert résidait dans la prestation de , second prix du concours reine Elisabeth 2007. A l’occasion du concert des lauréats, nous évoquions la très forte personnalité et la maîtrise technique stupéfiante de la jeune artiste. La Burleske de est une partition assez redoutable, mais la puissance et la hauteur de vue de la soliste nous ont gratifiés d’une prestation de très haut vol. Tout est maîtrisé, puissamment charpenté mais toujours fin et musical dans les épisodes plus élégiaques. L’orchestre suit avec attention et cohésion sa concertiste d’un soir.

La partition de était insérée entre deux pièces de Martinu. Les Estampes sont la dernière musique orchestrale du compositeur qui décéda un an après la création. En trois parties, elles présentent des teintes néo-impressionnistes et vaporeuses. En dépit de la belle maîtrise de l’orchestration, il leur manque un petit plus pour s’avérer inoubliables. L’interprétation, très construite, du chef s’appuie sur les belles couleurs des vents mais on regrette une carence d’abandon et de liberté sous une battue un peu trop rigoureuse. On monte d’une marche avec une symphonie n°4 emportée par une rage et une tension des plus vigoureuses. aime cette musique qu’il a déjà enregistrée dans les années 1980 à l’occasion de son passage à la tête du Royal Liverpool Philharmonic (disque EMI). Dans des tempi assez rapides, il insiste sur la motorique et l’élan propre à cette grandiose partition. La prestation de l’orchestre montre le travail accompli par le chef sur l’homogénéité des tutti et des dynamiques. Tous les pupitres de l’orchestre sonnent ici avec clarté et précision. Visiblement très heureux, les musiciens applaudissent chaleureusement leur chef.

Ce très beau concert marque donc une étape importante sur la route du redressement de l’Orchestre national de Belgique. La Burleske de Richard Strauss, avec sera l’un des axes du prochain disque de la formation fédérale.

Crédit photographique : sns group

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Bruxelles. Palais des Beaux-Arts. 23-XI-2007. Bohuslav Martinu (1890-1959) : Estampes, H. 369 ; symphonie n°4, H. 305. Richard Strauss (1864-1949) : Burleske pour piano et orchestre en ré mineur. Plamena Mangova, piano. Orchestre National de Belgique, direction, Walter Weller.

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