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Le songe d’une nuit d’été au Teatro alla Scala

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Felix Mendelssohn (1809-1847) : Le songe d’une nuit d’été. Mise en scène : Patricia Neary, Sara Leland. Décors et Costume : Luisa Spinatelli. Chorégraphie : George Balanchine. Avec : Alessandra Ferri, Titania ; Roberto Bolle, Oberon ; Massimo Murru, le partner de Titania ; Riccardo Massimi, Puck ; Deborah Gismondi, Hermia ; Gilda Gelati, Helena ; Vittorio D’Amato, Demetrius ; Gianni Ghisleni, Lysander ; Sabrina Brazzo, Hippolya ; Matteo Buongiorno, Theseus ; Camillo Di Pompo, Bottom ; Sophie Sarrote, Moth ; Marta Romagna, Mick Zeni, pas de deux ; Irina Kapandze, soprano ; Ketevan Kemoklidze, mezzo-soprano ; Ballet, Chœur et Orchestre du Théâtre alla Scala (chef de chœur : Bruno Casoni), direction : Nir Kabaretti. Réalisation : Nanette Glushak. Enregistré live au Théâtre alla Scala de Milan, en Février 2007. 1 DVD TDK. Toutes Zones. Durée : 1h44’code barre : 824 121 002 367

 

Compositeur serein et équilibré, Mendelssohn penchait pour les atmosphères brillantes et lyriques. Il est resté fidèle tout au long de sa vie à un idéal de beauté « classique ». Son esprit optimiste, sa veine romantique, le traitement mélodique limpide associé à une maîtrise parfaite de l’orchestration trouvent son application dans cette œuvre tirée de la comédie homonyme de William Shakespeare : Le songe d’une nuit d’été.

Balanchine, transformant le sujet en ballet, a le mérite d’avoir rendu stylistiquement impeccable le langage académique, tout en harmonisant l’essence du geste avec la précision technique et naturelle de sa fantaisie inventive. Son style personnel qui associe magiquement musique et danse a contribué à créer le chef-d’œuvre que l’on connaît.

Son esprit fécond a été inspiré pour cette mise en scène réalisée au Teatro alla Scala avec les plus grandes étoiles italiennes, d’ à et . Leur insouciance facile à passer du royaume des elfes d’Oberon à l’univers aristocratique de la cour princière d’Athènes, et la figure de Puck au service du roi des elfes représenté par un excellent Riccardo Massimi met en évidence l’éventail des possibilités de la danse.

Le pas de deux, techniquement très difficile, retrouve dans l’élégance et la pureté des lignes de Marta Romagna et Mick Zeni, l’intensité et la passion ardente de cette fantastique histoire d’amour.

La scénographie et les costumes de Luisa Spinatelli interprètent avec justesse l’atmosphère de rêve voulu par et accentuent la dimension onirique plus que la dimension narrative. Une fête des couleurs, de l’azur au rose, renvoi au classicisme grec revisité en néo-classique, en même temps que les différentes tonalités de vert laissent imaginer une forêt habitée par elfes et fées.

Le choix scénique de Luisa Spinatelli d’identifier le berceau de Titania avec un pétale de magnolier délicat et au parfum envoûtant est très élégant. Rien de plus approprié pour cette reine des fées.

L’orchestre dirigé par Nir Kabaretti évoque avec grande élégance les atmosphères magiques de l’œuvre associant à la perfection le cantabile mélodique de Mendelssohn au « classicisme exubérant » de la chorégraphie de Balanchine.

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