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Concerts en téléchargement, les cadeaux de Noël

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Jean Sibelius (1865-1957) : Symphonie n°2. Los Angeles Philharmonic Orchestra, direction : Esa-Pekka Salonen.

 

Le père Noël Deutsche Grammophon a été très généreux et il nous apporte un exceptionnel concert d’ ainsi que l’arrivée de deux nouvelles institutions dans le cadre de la salle de concert virtuelle d’Universal : le et la Chamber Music Society of Lincoln Center de New-York.

Proposée en service après-vente de la tournée Sibelius du à l’automne dernier, cette Symphonie n°2 fait entrer le chef finlandais dans le cercle des grands « sibéliens ». Les teintes mates de l’orchestre rencontrent ici une interprétation qui refuse toute optique « naturaliste ». Le chef finlandais fait parler la partition, insistant sur certains phrasés, certains contrastes et ruptures du texte. Certes ce Sibelius pourra paraître assez froid et analytique, mais le musicien parvient à conserver le sens du discours et de la progression thématique. Le premier mouvement sonne avec éclat et puissance. Le second mouvement, pris assez rapidement, pourra surprendre, mais là encore la haute intelligence du chef emporte l’adhésion installant de beaux climats et une urgence du tous les instants ; il en va de même de deux derniers mouvements magistralement construits mais hostiles à tout spectaculaire gratuit. Ce concert est certainement l’une des plus intéressantes éditions des DGG concerts et se hisse dans peine aux sommets de la discographie.

Richard Wagner (1813-1883) : Tannhäuser, ouverture ; Edward Elgar (1857-1934) : Concerto pour violon ; Johannes Brahms (1833-1897) : Symphonie n°2. Daniel Hope, violon ; City of Birmingham Symphony Orchestra, direction : .

Transition brutale avec ce concert anglais car on descend des cimes vertigineuses pour retrouver la banalité du quotidien. D’ailleurs cette soirée commence très moyennement avec une ouverture de Tannhäuser qui peine à se chauffer présentant quelques problèmes de dynamique et d’équilibres entre les pupitres. Le Concerto pour violon d’Elgar est une partition géniale mais absolument redoutable et il faut plus qu’une série de concerts pour en roder une interprétation de haut vol. Ici, le brillant violoniste semble prisonnier d’un accompagnement très touffu qui manque largement de fini. En seconde partie, l’orchestre de Birmingham livre une très lumineuse et allante Symphonie n°2 de Brahms, qui évite le piège des égarements pastoraux ou la rapidité brutale, mais qui ne présente rien de plus qu’un joli concert.

Cette fournée s’accompagne de trois concerts de musique de chambre new-yorkais. Rien de scandaleux mais pas grand-chose d’hors du commun dans ces trois programmes : le concert qui oppose les Contrastes de Bartók et Quintette avec piano de Dvořák souffre d’une concurrence redoutable ; le concert baroque Bach, Telemann, Haendel, Vivaldi est lui aussi en opposition avec les plus illustres ensembles européens. Le concert de musique contemporaine vaut pour les intéressants Axiom de Dalbavie et Je sens un deuxième cœur de Saariaho, par contre rien à sauver de l’insignifiante et interminable Sonate en forme de prélude de Steve Stucky, compositeur très en vogue de l’autre côté de l’Atlantique. On en restera donc à la magistrale Symphonie n°2 de Sibelius par Salonen en salivant aux titres à paraître prochainement : une anthologie de la saison anniversaire de l’Israel Philharmonic Orchestra et Maazel dans ses chevaux de bataille favoris : la Pathétique de Tchaïkovski et la suite n°2 de Daphnis et Chloé de Ravel.

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Jean Sibelius (1865-1957) : Symphonie n°2. Los Angeles Philharmonic Orchestra, direction : Esa-Pekka Salonen.

 
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