Alice, de l’autre côté du rideau

La Scène, ResBambini, Spectacles Jeune public

Paris. Gaîté Montparnasse. 3-II-2008. Alice au pays des Merveilles, d’après Lewis Carroll. Création collective de et avec Virginie Bienaimé, Charlotte Dupuydenus, Teddy Melis, Jérémie Sonntag.

Alice au pays des Merveilles

« Je ne veux pas chanter devant les invités », s’écrie Alice, timorée… Tant pis. Finalement, non, tant mieux ! Car, en vue de faire grandir la petite fille et lui donner confiance, voilà le prétexte tout trouvé pour l’introduire dans un monde de merveilles dans lequel les spectateurs auront le privilège de l’accompagner.

La première rencontre est celle avec le lapin. Rencontre ratée, car comme celui-ci est en retard, il court partout (dans les coulisses, à l’orchestre, au balcon) et est impossible à rattraper. En tout cas, nous voilà prévenus : le spectacle sera rythmé ! Encore tout essoufflée, Alice aperçoit la souris noire, et commet une bourde en lui disant à quel point elle aime les chats. La souris, pleine de tact et de diplomatie lui répond : « Les chats sont des animaux vils, vulgaires et méprisables. »

La prochaine apparition est celle du premier duo comique, les canards, qui émergent de leur bain mousseux. Ah, ils sont comiques les canards, et ingénieux : ils ont réussi à transformer leur baignoire en superbe voilier. Halte au statisme, et vive le dynamisme. Il faut qu’on avance !

Voilà la chenille qui nous attend déjà. Bientôt suivront encore les huîtres pour qui on a réservé un spectacle de marionnettes, le chat chantonnant Une souris verte ou les jumeaux buvant du thé, en train de fêter leur « non-anniversaire ».

Au bout de son voyage initiatique, Alice sera confrontée aux caprices de la reine tyrannique. Ce dernier face-à-face sera l’épreuve définitive d’Alice et lui permettra de grandir. La voilà prête, désormais, à affronter la vie dans sa réalité.

Cette version scénique donne toutes ses lettres de noblesse au conte de Lewis Carroll. Etranges, drôles et poétiques à la fois, les aventures d’Alice ne cessent de nous émerveiller et de nous étonner. Les quatre acteurs, dans une apparente simplicité, vont de prouesse en prouesse pour camper tous les personnages les plus contrastés dans ce spectacle haut en couleurs. L’utilisation de l’espace est finement pensée et des décors sont en parfaite adéquation avec les nombreuses idées de mise en scène. Force est de constater qu’à la fin de la représentation, il n’y a pas que les enfants qui ressortent grandis…

Crédit photographique : © DR

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