Concerts, La Scène, Musique symphonique

Nelson Freire et Jiří Bĕlohlávek, concert de Maîtres

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Paris. Salle Peyel. 17-IV-2008. Antonin Dvořák (1841-1904) : Le Pigeon des bois op. 110 B198. Serguei Rachmaninov (1873-1943) : Concerto pour piano n° 2 en ut mineur op. 18. Leoŝ Janáček (1854-1928) : Sinfonietta. Nelson Freire, piano ; Orchestre de Paris, direction : Jiří Bĕlohlávek.

a été chef permanent de l’Orchestre Symphonique de Prague de 1977 à 1989 puis directeur artistique de la Philharmonie Tchèque de 1990 à 1992, avant de fonder en 1994 l’Orchestre de chambre de Prague dont il demeure le directeur musical d’honneur. Invité dans le monde entier par les grandes formations internationales, il connaît un vif succès dans le domaine de l’opéra depuis plusieurs années. Pour sa première collaboration avec l’, il commença le concert par Le Pigeon des bois de Dvořàk. Dès les premières notes, chaque pupitre de l’orchestre parut très unis les uns aux autres. Sous les doigts de fée de leur chef invité, chaque musicien prêta une grande attention aux moindres subtilités musicales ce qui fit entendre les plus infimes couleurs de l’œuvre.

Puis fut très chaleureusement accueillit par le public ainsi que l’orchestre pour le Concerto pour piano n° 2 de Rachmaninov. Cet homme à l’allure vigoureuse exprima un caractère vif et pétillant doté d’une aisance presque enfantine car tellement remarquable, jouant entre douceur, déclamation romantique au phrasé mielleux et puissance presque déchaînée aux accents redoutables. L’ le soutenait avec le plus grand respect, cependant limité par l’acoustique qui, lors de cadences explosives, peinait à laisser entendre le soliste. Après tant d’émotion, le succès était évident : tous, chaque membre de l’orchestre compris, applaudirent à tout rompre, menant au triomphe. Gracieusement et même avec le plus grand des plaisirs, il offrit deux courts rappels.

Le concert se termina sur une touche militaire avec la Sinfonietta de , œuvre dédiée aux « Forces armées de Tchécoslovaquie, jeunes, belles et nécessaires à la défense d’un nouvel Etat ». Cette unique œuvre symphonique « pure » de Janácek relève du défi par sa grande difficulté d’interprétation, tant elle requiert de précisions et d’engagement de la part du chef comme des musiciens. Ce ne fut que pure splendeur. Jiří Bělohlávek sut rendre hommage à ce « coup de maître » laissant place à la subtile beauté endiablée de cette œuvre si engagée.

Après tant d’éclat et de perfection, cette première collaboration avec l’Orchestre de Paris débouchera assurément sur de nouveaux concerts aussi brillants que celui ci.

Crédit photographique : Nelson Freire – DR

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Paris. Salle Peyel. 17-IV-2008. Antonin Dvořák (1841-1904) : Le Pigeon des bois op. 110 B198. Serguei Rachmaninov (1873-1943) : Concerto pour piano n° 2 en ut mineur op. 18. Leoŝ Janáček (1854-1928) : Sinfonietta. Nelson Freire, piano ; Orchestre de Paris, direction : Jiří Bĕlohlávek.

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