Jonathan Bénichou, talent à découvrir

Concerts, La Scène, Musique de chambre et récital

Paris, Théâtre du Tambour Royal. 16-IV-2008. Jean Sébastien Bach (1685-1750) : Prélude et Fugue en sol majeur ; Partita n°2 en do mineur BWV 826. Franz Schubert (1797-1828) : Sonate en la mineur op. post. 143-D 784. Alexandre Nikolaïevitch Scriabine (1872-1915) : Six Etudes n°4 et 5op. 42, n°3 et 4op. 65, n°11 et 12op. 8. Maurice Ravel (1875-1937) : La Valse. Jonathan Bénichou, piano.

fait parti de ces rares pianistes qui ont su se démarquer par leurs particularités pianistiques. Etudiant le piano depuis l’âge de six ans, il est diplômé du CNSM de Paris et perfectionne ses connaissances auprès de grands pianistes.

Déjà fort reconnu pour ses interprétations des œuvres pour piano de Bach, confirme ce soir son talent dans le Prélude et Fugue en sol majeur et la Partita n°2 en do mineur. Il sait redonner tout son sens à ces œuvres célèbres dans une interprétation proche du texte, malgré une acoustique inexistante et un piano plus que modeste. Ces inconvénients ont été plus ressentis lors de la Sonate en la mineur de Schubert qui finit par manquer de sens. Après une courte pause, le jeune pianiste a livré une brillante interprétation de deux œuvres de Scriabine, faisant preuve de caractère et d’imagination. Démontrant une constante rigueur dans les Six études, Jonathan Bénichou a exposé sa grande agilité technique et de toute l’étendue de sa palette sonore lors du Poème vers la flamme. Il a tiré profit des éclairages de cette salle de théâtre pour ajouter à son interprétation des jeux de lumières fort bien trouvés.

La Valse de Ravel clot ce concert. Encore une fois, l’œuvre fut rendu selon le texte originel grâce à la solide technique de Jonathan Bénichou, au détriment d’une musicalité qui manquait d’un peu d’excentrisme. Malgré cela, l’assistance était conquise et obtînt un des Préludes de Chopin comme bis. Un tel talent mérite une grande attention. Espérons que les grandes salles lui ouvriront leurs portes et que parisiens et parisiennes puissent l’applaudir de mille mains.

Crédit photographique : DR

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