À emporter, Audio, Cinéma

James, what’s happening ?

Plus de détails

James Newton Howard : The Happening (Phénomènes). 1 CD Varèse Sarabande réf. VSD 6901. Code barre inconnu. The Hollywood Studio Symphony. Maya Beiser, violoncelle. Enregistré en 2008. Durée : 49’58’’

 

Que se passerait-il si la nature se retournait contre nous ? C’est à cette interrogation que le réalisateur M. Night Shyamalan (Le Sixième Sens, Incassable, etc… ) tente de répondre avec son huitième et dernier long métrage : Phénomènes.

Le film a pour sujet un phénomène totalement inexplicable qui frappe sans prévenir, tuant des centaines de gens en quelques minutes et menaçant l’humanité toute entière. Elliot Moore (Mark Wahlberg) professeur de sciences à Philadelphie et sa femme Alma décident de fuir vers la Pennsylvanie dans l’espoir de se mettre à l’abri. Ils sont accompagnés de Julian, qui enseigne les mathématiques, et de sa fille âgée de 8 ans.

Après l’échec de la Jeune Fille de l’Eau, celui qu’on a longtemps considéré comme le nouveau prodige d’Hollywood, revient à un genre qu’il avait inauguré avec Signes : la science fiction catastrophe. Le film est volontairement plus dur et plus sombre que ses précédents travaux : pour bâtir son scénario, le réalisateur s’est inspiré des thrillers paranoïaques de la guerre froide comme Les Oiseaux ou L’Invasion des Profanateurs de Sépultures.

A la baguette, on retrouve James Newton Howard, qui accompagne Shyamalan depuis Le Sixième Sens. La musique de Phénomènes est presque une tentative de synthèse entre la bande originale du Village et celle de Signes : il semblerait que le compositeur américain ait souhaité créer une unité dans la filmographie de son fidèle collaborateur. Ainsi, comme dans Le Village, on peut remarquer la prédominance d’un instrument soliste : le violoncelle de Maya Beiser se substitue ici au violon d’Hillary Hahn. De même, comme il l’avait fait dans Signes, James Newton Howard répète à l’envi un motif récurrent au piano et/ou à la harpe qui sert de « pédale » et représente musicalement l’étrange menace.

La musique de Phénomènes, enregistré avec un orchestre de 90 musiciens, confirme les choix stylistiques récents de James Newton Howard, tenté par une écriture plus en retrait et moins exubérante. Aussi, le disque n’échappe pas à la monotonie : peu de thèmes, peu de morceaux marquants, mais une écriture brillante et délicate (Be With You).

(Visited 51 times, 1 visits today)

Plus de détails

James Newton Howard : The Happening (Phénomènes). 1 CD Varèse Sarabande réf. VSD 6901. Code barre inconnu. The Hollywood Studio Symphony. Maya Beiser, violoncelle. Enregistré en 2008. Durée : 49’58’’

 
Mots-clefs de cet article
[addtoany buttons="facebook,twitter,email"]
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.