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Paris, Salle Pleyel. 26-IX-2008. Olivier Messiaen (1908-1992) : Hymne ; Concert à quatre. Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Symphonie n°3 en ut mineur op. 78 dite « avec orgue ». Thomas Prevost, flûte ; Helene de Villeneuve, hautbois ; Nadine Pierre, violoncelle ; Catherine Cournot, piano ; Christophe Henri, orgue ; Orchestre Philharmonique de Radio France, direction : Myung-Whun Chung.

Messiaen 2008

Hymne, œuvre de jeunesse que écrivit en 1932, puis réécrivit en 1946 après la perte du manuscrit pendant la Seconde Guerre Mondiale ouvre le concert. Avec une direction agréablement calme met habilement en valeur le caractère contrastant de la pièce. La première partie continue avec le Concert à quatre, ultime œuvre de Messiaen. Le compositeur rend hommage à Mozart, Scarlatti et Rameau, avec des titres traditionnels et une formation faisant penser au concerto grosso, mais la composition du quatuor de solistes n’est pas sans nous rappeler celle du quatuor pour la fin du temps.

L’Entrée présente chaque instrument et le remarquable timbre de la violoncelliste attire tout particulièrement l’attention. C’est dans la partie Vocalise que l’on entendra les plus belles couleurs avec un tapis orchestral et un piano en arpèges pianissimos dévoilant des harmonies douces et sereines. Les solistes jouent avec grâce de longs chants qui se fondent les uns dans les autres dans un style semblant improvisé. La Cadenza met plus en valeur la virtuosité des quatre solistes. Courtes mais néanmoins nombreuses, les cadences pianistiques très fréquentes sont jouées avec beaucoup de finesse par la pianiste . Dans la quatrième partie accentue les contrastes en nous accrochant avec des crescendos très puissants et met l’accent sur le caractère rythmique de la pièce.

En «plat de résistance» la Symphonie n°3 de Saint-Saëns a épaté son public. Le caractère monumental de la pièce est bien rendu, sans pour autant tomber dans l’exubérance. Le thème cyclique du Dies irae, qui traverse toute la pièce, est toujours ramené avec finesse, tout en mettant en valeur ses légères métamorphoses. Le second mouvement, plaintif et douloureux est tout particulièrement sublime avec l’apparition de l’orgue enrichissant les couleurs orchestrales et donnant un caractère spirituel. L’impressionnant finale, mené de main de maître, finit de séduire une audience plus que comblée.

Crédit photographique : © Aryeh Oron

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Paris, Salle Pleyel. 26-IX-2008. Olivier Messiaen (1908-1992) : Hymne ; Concert à quatre. Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Symphonie n°3 en ut mineur op. 78 dite « avec orgue ». Thomas Prevost, flûte ; Helene de Villeneuve, hautbois ; Nadine Pierre, violoncelle ; Catherine Cournot, piano ; Christophe Henri, orgue ; Orchestre Philharmonique de Radio France, direction : Myung-Whun Chung.

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