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François-Frédéric Guy se confronte au géant beethovénien

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Concerto pour piano et orchestre n° 4 en sol majeur op. 58 ; Quintette pour piano, hautbois, clarinette, cor et basson en mi bémol majeur op. 16. François-Frédéric Guy, piano, Hélène Villeneuve, hautbois, Jérôme Voisin, clarinette, Antoine Dreyfus, cor, Jean-François Duquesnoy, basson. Orchestre Philharmonique de Radio France, direction : Philippe Jordan. 1 CD Naïve V5148 ; code barre : 822186051481. Enregistré à la Maison de Radio France, dans l’auditorium Olivier Messiaen en décembre 2006 [concerto] et au studio 106 en juin 2006 [quintette]. Notice trilingue (français, anglais, allemand). Durée : 60’

 

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Ces temps-ci, le nom de s’associe régulièrement à celui de Beethoven. Outre les nombreux récitals programmés de 2008 à 2010, il a entrepris de donner en concert une intégrale des sonates et des concertos chez Naïve, dont voici le dernier né (lire aussi le compte rendu des Concertos n°1 et 5).

Après tant de versions de référence, interpréter les concertos de Beethoven semble une gageure, mais et relèvent le défi en nous offrant une version limpide du Concerto n°4. Ils nous dévoilent les subtilités de l’écriture et de l’harmonie, rendant lisible chacune des intentions du compositeur. Peut-être l’expression passe-t-elle par moments au second plan derrière la netteté des articulations et la maîtrise technique, mais toute retenue disparaît avec le Rondo Vivace, frais, léger et sautillant. , qui sera le directeur musical de l’opéra de Paris à partir de la saison 2009/2010, choisit des tempos habituels, proches de ceux des couples Brendel-Levine ou Perahia-Haitink. Il préfère la subtilité à la griserie de la rapidité qui séduit tant de jeunes chefs : résultat mérité, le Concerto respire la clarté et met en valeur le toucher du soliste, simple, détaché et transparent.

Le Quintette fut destiné à exhiber les qualités pianistiques de Beethoven, qui tint la partie de clavier lors de la création. François-Frédéric Guy fait honneur à ce passé, mais les vents sont néanmoins bien plus que de simples formules d’accompagnement. Les cinq voix construisent une polyphonie lisible et étagée : ainsi interprété, le Quintette recèle une dimension presque orchestrale. L’Andante cantabile offre à chacun des vents la possibilité de s’exprimer et les instrumentistes rivalisent d’habileté dans leurs solos. On se laisse aller à l’émotion de ces lignes soigneusement conduites.

Bilan ? Nous attendons impatiemment le prochain disque et les cinq concerts prévus en 2009/2010 salle Pleyel par François-Frédéric Guy et Philippe Jordan.

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Concerto pour piano et orchestre n° 4 en sol majeur op. 58 ; Quintette pour piano, hautbois, clarinette, cor et basson en mi bémol majeur op. 16. François-Frédéric Guy, piano, Hélène Villeneuve, hautbois, Jérôme Voisin, clarinette, Antoine Dreyfus, cor, Jean-François Duquesnoy, basson. Orchestre Philharmonique de Radio France, direction : Philippe Jordan. 1 CD Naïve V5148 ; code barre : 822186051481. Enregistré à la Maison de Radio France, dans l’auditorium Olivier Messiaen en décembre 2006 [concerto] et au studio 106 en juin 2006 [quintette]. Notice trilingue (français, anglais, allemand). Durée : 60’

 
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