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Georges Appaix, le Tati de la danse

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Paris. Théâtre national de Chaillot. 05-II-2009. Georges Appaix : Rien que cette ampoule dans l’obscurité du théâtre. Texte et mise en scène : Georges Appaix. Lumière : Xavier Longo. Son : Olivier Renouf. Costumes : Michèle Paldacci et Tristan Bezandry au Petit Atelier. Musique : extraits de Tim Berne, Ornette Coleman, Lou Reed, Marc Ducret, Otis Redding. Avec Georges Appaix, Séverine Beauvais, François Bouteau, Jean-Paul Bourel, Wendy Cornu, Sabine Macher, Gill Viandier.

Que se passe-t-il juste avant une répétition, un concert ? Dans les coulisses et sur la scène, côté cour et côté jardin ? Sur le plateau nu de Gémier, dévoile les dessous du spectacle vivant, l’envers du décor, quand rien qu’une ampoule brille dans l’obscurité du théâtre.

Bourré d’astuces et de clins d’œil au cinéma muet, comme un hommage à Jacques Tati et à l’absurde, le spectacle explore tous les secrets du théâtre pour les dévoiler au public : les capes noires que l’on enfile pour passer incognito derrière le plateau, les cordes et les projecteurs, l’arrière du décor en somme. La scène se construit à vue, les danseurs entrant par une porte et sortant par une autre, commençant un geste que le suivant poursuit. Ils sondent l’espace, prennent position, testent leurs distances, comme le font les artistes quand ils prennent possession du plateau.

Même si le système mis en place par tourne parfois un peu à vide, il est direct, simple et sincère. On est touché par ces personnages à la personnalité singulière qui parcourent la scène en tous sens. Vieilli, un peu enrobé, comme un jazzman d’expérience, retrouve le plaisir de bouger au milieu de ses deux générations de danseurs. A sept, ils emplissent l’espace d’une forte présence, d’une décontraction musicale et chorégraphique sans égale.

Hésitant entre la liberté du jazz, une musique utilisée avec une grande intelligence par le chorégraphe, et le défi du langage incarné par ce phrasé si particulier qu’il met dans la bouche de ses interprètes, le spectacle peut parfois paraître bancal. Mais on retrouvera toujours avec un grand plaisir le parlé-chanté caractéristique de Sabine Macher et l’art de l’absurde de Jean-Paul Bourel ou François Bouteau. Une grande bouffée de fraîcheur et de spontanéité…

Crédit photographique © Marie Accomiato

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Paris. Théâtre national de Chaillot. 05-II-2009. Georges Appaix : Rien que cette ampoule dans l’obscurité du théâtre. Texte et mise en scène : Georges Appaix. Lumière : Xavier Longo. Son : Olivier Renouf. Costumes : Michèle Paldacci et Tristan Bezandry au Petit Atelier. Musique : extraits de Tim Berne, Ornette Coleman, Lou Reed, Marc Ducret, Otis Redding. Avec Georges Appaix, Séverine Beauvais, François Bouteau, Jean-Paul Bourel, Wendy Cornu, Sabine Macher, Gill Viandier.

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