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Grenoble. MC2. 28-II-2009. Félix Mendelssohn (1809-1847) : Sonate pour violoncelle et piano n°1 en si bémol majeur op. 45 ; Sonate pour violoncelle et piano n°2 en ré majeur op. 58. Sandra Moubarak, piano ; Anthony Leroy, violoncelle.

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Il en est des concerts comme des films : certains vous laissent sans voix. Parce que vous vous êtes laissés entraîner dedans, tout en douceur, que vous vous y êtes délicieusement abandonnés, que vous en êtes ressortis simplement heureux. Comme un rêve chaleureux dont vous gardez ensuite la sensation de bien-être. La musique de Mendelssohn est propice à cette sensation, encore faut-il qu’elle soit servie par des interprètes de talents. Ce qui est ici indéniablement le cas.

La MC2 a proposé les 26, 27 et 28 février un cycle dense et riche, «Totalement Mendelssohn», consacré à l’intégrale de la musique de chambre du compositeur. Une façon très intéressante de célébrer son anniversaire. Ce concert consacré aux sonates pour piano et violoncelle est le cinquième et avant-dernier de la série, le plus intimiste également.

et ont déjà été loués pour leur musique de chambre, à laquelle ils se consacrent entièrement. Si leur dernier CD, salué dans nos colonnes, était consacré à Brahms, n’oublions pas leur premier enregistrement, très remarqué, dédié aux Sonates pour piano et violoncelle de Mendelssohn : ils nous offrent sur scène une complicité musicale mûrie et enrichie, à travers un répertoire qu’ils maîtrisent parfaitement.

Car c’est cela qui séduit le plus dans leur jeu : leur complicité extrême. De celles qui donnent parfois l’impression que l’on entend un seul et même instrument divisé en deux timbres complémentaires. Chaque dialogue est riche d’un équilibre musical savamment maîtrisé, qui ne se réfugie pas derrière un contraste basique : lorsque le violoncelle joue le thème, le piano ne s’efface pas mais complète avec subtilité son propos … et inversement.

Certes, l’écriture de Mendelssohn est parfois taxée de «trop évidente» : tout semble couler de source et il semble parfois qu’on pourrait facilement deviner la suite, même sans la connaître … mais pourtant on ne tombe jamais dans la banalité ou la vulgarité. C’est simple, c’est beau, c’est évident et extrêmement touchant … et on aime ça !

Crédit photographique : © Yannick Coupannec

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Grenoble. MC2. 28-II-2009. Félix Mendelssohn (1809-1847) : Sonate pour violoncelle et piano n°1 en si bémol majeur op. 45 ; Sonate pour violoncelle et piano n°2 en ré majeur op. 58. Sandra Moubarak, piano ; Anthony Leroy, violoncelle.

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