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Le vent des anches

À emporter, DVD, DVD Musique, Musique d'ensemble

Pascal Contet : Le vent des anches. Musiques et improvisations de Pascal Contet, Carol Robinson, Wu Wei et Tom Mays. Musiques additionnelles d’Erik Satie, Javier Torres-Madonado, Christian Zanesi, Pierre Jodlowski et David Jisse. Avec : Pascal Contet, accordéon et mise en espace ; Carol Robinson, clarinettes, birbyne cor de basset ; Wu Wei, sheng, ehru, bawu ; Tom Mays, traitement sonore et visuel en temps réel ; Xavier Lazarini, conception lumières ; Christina Clar, régie son. 1 DVD ¡ Editions ! tirage limité à 1800 exemplaires. Code barre : 7-94881-90859-2. Enregistrement public en 20058 au Théâtre 71 de Malakoff. Aucune précision technique de son, d’image et de zone. Bonus : Les arcanes du vent, documentaire de Bernadette Pasquier. Durée : 120’

 

Nous avions pu émettre quelques réserves sur Le vent des anches, création originale de . Un spectacle émotionnellement fort, basé sur l’improvisation avec traitement informatique du son en temps réel et ajout de musiques électroniques, mais dont le statisme et le post-modernisme affiché pouvaient lasser. Comme tout objet imprévisible, le support sur DVD, loin de le léser, le met à son avantage. Les expressions des visages des trois musiciens improvisateurs en deviennent clairement visible – la pénombre constante sur scène n’était finalement pas à leur avantage. Toute l’ironie de certaines pièces est mise en valeur, telle ce Praetorius destroy, choral joué par Wu Weil à l’orgue à bouche et à l’accordéon et «pollué» sonorement par les cris que fait pousser à sa «demi» clarinette, amplifiés et transformés par .

Ce spectacle très «new age» sur scène devient, fixé sur DVD, une parabole sur la naissance du son, sur cette vibration régulière qui fait que le bruit devient note et donc musique. , et Pascal Contet jouent de leurs anches, simples ou libres, en de constants allers-retours du bruit à la musique liés par les interventions de . Les interventions électroniques, loin de casser le rythme du spectacle, y ajoutent une dimension supplémentaire tel un magma sonore duquel sortirait progressivement un langage structuré. Le verbe s’est fait chair, le son s’est fait musique, et ce par la vibration d’un bout de roseau dans le vent.

En complément, un très intéressant documentaire de 45 minutes (ça nous change des «bonus échantillons» usuels) de sur la conception de ce spectacle dans lequel chacun des protagonistes expose son point de vue et sa contribution.

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