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D’Indy, l’intégrale symphonique, volume n°2

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Vincent d’Indy (1851-1931) : symphonie n°2 en si bémol majeur ; Tableaux de voyage, op. 36 ; Karadec, op. 34. Orchestre symphonique d’Islande, direction : Rumon Gamba. 1 CD Chandos. Référence CHAN 10514. Code barre : 095115 15142. Enregistré en septembre 2008. Notice de présentation en anglais, français et allemand. Durée : 72’52

 

Suite de l’intégrale de l’œuvre symphonique de Vincent d’Indy par l’excellent sous la conduite de son chef anglais  : une entreprise discographique et patrimoniale d’une importance assez considérable !

D’une durée de près de trois quarts d’heure, la symphonie n°2, op. 57 (1902-1903) est une partition charnière dans l’œuvre du compositeur. Avec son mélange de gravité et de finesse, elle succède aux tons lumineux de la Symphonie sur un chant montagnard français (1886). Fortement structurée avec ses quatre longs mouvements, elle répond aux conceptions très catholiques de l’auteur qui comparait la symphonie romantique aux structures architecturales des grandes cathédrales gothiques. Amorcée alors que Pelléas et Mélisande était créé, cette partition témoigne aussi des orientations stylistiques du compositeur. Bien que profond admirateur de Debussy, d’Indy restait attaché à des structures harmoniques traditionnelles et aux valeurs des formes musicales classiques.

Cette pièce est donc une construction très élaborée dans la droite ligne des grands symphonistes, ponctuée des touches lumineuses et de réminiscences de thèmes issus de folklore ; comme toujours avec d’Indy, l’orchestration est exemplaire. ménage donc ces différents aspects et livre une lecture raffinée et précise. S’il dépasse sans peine la lecture de à Toulouse (EMI) à l’orchestre moins précis, il ne peut pas faire mieux que James de Preist et son orchestre de Monte Carlo (Koch).

Les Tableaux de voyage, de 1892, sont une version orchestrée de six pièces tirées d’un recueil original de treize morceaux. L’inspiration de ces instantanés musicaux provient des impressions de randonnées, lors de vacances en Forêt Noire et dans le Tyrol. Le chef peint ces aquarelles avec intentions mais reste un peu trop retenu dans les couleurs instrumentales qui virent plus vers les teintes ombragées de l’automne que vers la lumière des séjours estivaux.

Extraite d’une musique de scène pour une pièce d’André Alexandre, Karadec, suite pour petit orchestre, est une belle dentelle instrumentale à l’orchestration soignée et aux mélodies limpides. Une petite merveille de musique française !

En dépit de quelques réserves stylistiques, ce disque interprété avec soin est à recommander. De toute façon, il faudra attendre bien longtemps pour retrouver une entreprise équivalente.

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Vincent d’Indy (1851-1931) : symphonie n°2 en si bémol majeur ; Tableaux de voyage, op. 36 ; Karadec, op. 34. Orchestre symphonique d’Islande, direction : Rumon Gamba. 1 CD Chandos. Référence CHAN 10514. Code barre : 095115 15142. Enregistré en septembre 2008. Notice de présentation en anglais, français et allemand. Durée : 72’52

 
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