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Paris, L’Archipel, 26, 27, 28 et 29-V-2009. Franz Schubert (1797-1828) : Sonates pour piano en mi majeur « Fünf Klavierstücke » D. 459 ; en mi bémol majeur D. 568 ; en sol majeur « Fantaisie » D. 894 ; en la bémol majeur D. 557 ; en mi mineur D. 566 ; en do mineur D. 958 ; en do majeur D. 613 ; en la mineur D. 537 ; en la majeur D. 959 ; en do majeur « Relique » D. 840 ; en la mineur D. 784 ; en si bémol majeur D. 960. Hélène Couvert, Christie Julien, Alexandre Léger, Ferenc Vizi, Sodi Braide, Rebecca Chaillot, piano.

Cycle Schubert à l’Archipel

Les dix-huit sonates pour piano de Schubert en six concerts, proposées par six interprètes – grâce à ce cycle, la salle de l’Archipel a permis au public de mieux appréhender ces compositions mal connues dans l’ensemble. Sur la scène se succèdent trois pianistes par soirée, chacun jouant une sonate, et chaque concert se termine par l’un de ces six musiciens. Le critère de choix des œuvres est simple : abandonner les fragments et les partitions inachevées pour n’interpréter que les mouvements entièrement écrits par les propres mains du compositeur.

Dirigé par Pierre Dyens depuis 1997, l’Archipel est un lieu historique qui constituait à la fin du XIXe siècle un café-concert prospère appelé «Concert de la Ville japonaise». Au rez-de-chaussée, la «Salle bleue» polyvalente (concert – classique et jazz – et cinéma) d’une centaine de places, est dotée d’une petite scène qui peut à peine accueillir un piano de concert. La proximité entre l’artiste et le public crée une atmosphère intime et amicale et donne l’impression d’assister à un concert de salon.

Le cycle révèle les approches très différentes des six musiciens. Certains abordent leurs morceaux comme s’il s’agissait de pièces de Beethoven, avec des forte robustes, d’autres, à la manière de Chopin, avec beaucoup de rubato. se distingue par la délicatesse du jeu et un sens rare de candabile. propose une interprétation riche, très contrastée dans les nuances et les volumes. Mais la plus grande contribution de ce festival est la (re-)découverte de . Lauréat des concours internationaux de Leeds (2003) et Van Cliburn (prix spécial du jury, 2005), invité régulier de plusieurs festivals en France (Flâneries musicales de Reims, Serres d’Auteuil, Festival Chopin de Bagatelle…), cet exceptionnel pianiste d’origine nigériane séduit le public avec sa magistrale exécution de la Sonate en do mineur D. 958, en quatrième soirée. Avec la Sonate en do majeur D. 840 lors du dernier concert, il rejoint la méditation du compositeur dans la vaste architecture du premier mouvement et exprime l’infinité du monde à travers les subtils silences du deuxième mouvement. Il nous amène ainsi naturellement au cœur de l’univers schubertien, mais aussi dans son propre univers. Cet immense talent, marqué par une étonnante musicalité, est à découvrir de toute urgence.

«Ses nombreuses partitions inachevées sont à l’image de sa vie qui s’est terminée trop tôt», affirme à la dernière soirée. Des paroles qui mettent fin à ces schubertiades, en suscitant chez l’auditoire l’envie d’apprivoiser d’autres œuvres laissées incomplètes par le compositeur.

Crédit photographique : Sodi Braide © Nicolas Stavy

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Paris, L’Archipel, 26, 27, 28 et 29-V-2009. Franz Schubert (1797-1828) : Sonates pour piano en mi majeur « Fünf Klavierstücke » D. 459 ; en mi bémol majeur D. 568 ; en sol majeur « Fantaisie » D. 894 ; en la bémol majeur D. 557 ; en mi mineur D. 566 ; en do mineur D. 958 ; en do majeur D. 613 ; en la mineur D. 537 ; en la majeur D. 959 ; en do majeur « Relique » D. 840 ; en la mineur D. 784 ; en si bémol majeur D. 960. Hélène Couvert, Christie Julien, Alexandre Léger, Ferenc Vizi, Sodi Braide, Rebecca Chaillot, piano.

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