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Arabella Steinbacher, l’orchestre de l’opéra mis à l’honneur dans un répertoire symphonique

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Paris. Salle Pleyel. 25-VI-09. Sofia Gubaidulina (1931-) : Offertorium, concerto pour violon et orchestre. Piotr Illitch Tchaïkovski (1840-1893) : Symphonie n° 5 en mi mineur op. 64. Arabella Steinbacher, violon. Orchestre de l’Opéra National de Paris, direction : Christoph von Dohnányi

Fin de saison symphonique pour l’Orchestre de l’Opéra de Paris qui retrouve l’un des fidèles amis de Gérard Mortier et du public parisien : .

L’Offertorium de , créé en 1980, est dédié à Gidon Kremer qui en a assuré la création et laissé un enregistrement majeur (avec Charles Dutoit pour DGG). L’instrumentation à la manière de Webern, qui emploie une large palette de couleurs, est à la fois recherchée et éthérée ; elle exploite le registre aigu et les contrastes entre épisodes en solos et en tutti. Les vents et les percussions de l’orchestre ont été sollicités et se sont distingués tout au cours de la soirée : les différents épisodes furent plus raffinés les uns que les autres, notamment ceux confiés aux percussionnistes. Peut-être les instrumentistes avaient-ils toutefois davantage travaillé leurs solos que les traits placés dans les tutti. La violoniste a, elle-aussi, fait honneur à cette composition, avec une maîtrise remarquable du registre aigu de son instrument. Dotée de qualités d’écoute indéniables, son interprétation a laissé respirer l’œuvre : place au calme, au raffinement. Pas de démonstration, mais finesse et sobriété. La pièce de Bach donnée en bis s’insérait logiquement à la suite du concerto, dont le thème d’introduction, présenté en Klangfarbenmelodie, est issu de l’Offrande musicale.

En deuxième partie, a su présenter une Symphonie n°5 de Tchaïkovski dynamique, expressive et cohérente. Il a insufflé une saine vigueur à l’œuvre, tant dans les souffles fortissimo avec leurs éclats cuivrés que dans les plages plus lentes laissant place au pathos. Après les percussions du Concerto pour violon, ce sont les vents qui ont brillé avec Tchaïkovski. Le solo de cor au début du deuxième mouvement a été particulièrement réussi, remarquable par son phrasé ample, sa souplesse, et sa belle sonorité. Le corniste fut vigoureusement applaudi, au même titre que l’œuvre entière.

Crédit photographique : © Henry Fair

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Paris. Salle Pleyel. 25-VI-09. Sofia Gubaidulina (1931-) : Offertorium, concerto pour violon et orchestre. Piotr Illitch Tchaïkovski (1840-1893) : Symphonie n° 5 en mi mineur op. 64. Arabella Steinbacher, violon. Orchestre de l’Opéra National de Paris, direction : Christoph von Dohnányi

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