Concerts, La Scène, Musique de chambre et récital

Anne Gastinel & Pablo Márquez, cello y guitarra

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Paris, Théâtre des Bouffes du Nord. 12-X-2009. Manuel De Falla (1876-1946) : Danza de la molinera ; Siete canciones populares españolas ; Canción del fuego fatuo ; Relato del pescador ; Danza del molinero ; Danse espagnole n° 1 extraite de La Vida Breve ; Gaspar Cassadó (1897-1966) : Suite pour violoncelle seul ; Leyenda catalana ; Catalanesca ; Canción de Leonardo (A la memoria de Leonardo Segovia) ; Enrique Granados (1867-1916) : Danza española n° 5 « Andaluza » ; Siete tonadillas en estilo antiguo ; Intermezzo extrait de Goyescas. Anne Gastinel, violoncelle ; Pablo Márquez, guitare

Violoncelle et guitare – l’association semble originale, mais ce concert nous a suggéré avec éloquence, tout comme dans leur dernier disque (Ibérica chez Naïve) les extraordinaires possibilités que recèle l’alliance de ces deux instruments.

Un programme 100 % espagnol, rassemblant de petits morceaux arrangés par le guitariste argentin , «défricheur de répertoires audacieux» selon le texte qui le présente. Un programme intelligent, car il permet, tout en mettant pleinement en valeur chaque instrument, de faire découvrir au public des œuvres rares et un répertoire original. La partie vocale de ces mélodies (Siete canciones populares españolas et Siete tonadillas en estilo antiguo notamment), est merveilleusement «chantée» par le violoncelle avec simplicité, raffinement et mignardise, sans que manque à l’appel un tempérament ibérique si résolu. La guitare accompagne idéalement, n’oubliant jamais qu’elle est elle aussi protagoniste de la soirée. Ainsi, lorsque cela est nécessaire, elle s’affirme et s’impose efficacement, de manière plus qu’évidente (Danza de la molinera, Danza espagñola n° 5 «Andaluza»…). Le rapport entre le violoncelle et la guitare ne reste pas seulement celui du chant et de son accompagnement : les sonorités des deux instruments peuvent se fondre complètement, jusqu’à ce que l’on ne puisse plus les distinguer. C’est dans Relato del pescador, petite pièce écrite entièrement en pizzicato, que cette fusion était la plus flagrante, l’acoustique de la salle des Bouffes du Nord y ayant certainement beaucoup contribué.

Pour conclure ce concert, et nous offrent deux petites pièces, Amor y odio de Granados et le fameux Tango d’Isaac Albeniz (1860-1909), extrait de l’España pour piano, toujours magnifiquement arrangés et admirablement interprétés.

Crédit photographique : © Léa Crespi / Naïve

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Paris, Théâtre des Bouffes du Nord. 12-X-2009. Manuel De Falla (1876-1946) : Danza de la molinera ; Siete canciones populares españolas ; Canción del fuego fatuo ; Relato del pescador ; Danza del molinero ; Danse espagnole n° 1 extraite de La Vida Breve ; Gaspar Cassadó (1897-1966) : Suite pour violoncelle seul ; Leyenda catalana ; Catalanesca ; Canción de Leonardo (A la memoria de Leonardo Segovia) ; Enrique Granados (1867-1916) : Danza española n° 5 « Andaluza » ; Siete tonadillas en estilo antiguo ; Intermezzo extrait de Goyescas. Anne Gastinel, violoncelle ; Pablo Márquez, guitare

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