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80 ans et….Grétry !!!

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Bruxelles. Palais des Beaux-Arts. 19-X-2009. André-Ernest-Modeste Grétry (1741-1813) : Andromaque, tragédie lyrique en trois actes. Livret de Louis-Guillaume Pitra, d’après Racine. Karyne Deshayes, Andromaque ; Maria Riccarda Wesseling, Hermione ; Sébastien Guèze, Pyrrhus ; Tassis Chrstoyannis, Oreste. Chœur du Concert Spirituel, Les Chantres du Centre de Musique baroque de Versailles, direction : Olivier Schneebeli ; Orchestre du Concert Spirituel, direction : Hervé Niquet.

Andromaque

Ce concert marquait, jour pour jour, l’anniversaire de l’inauguration musicale de la grande salle de concert Henry Le Bœuf du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Quatre vingt ans au service de la musique, avec toujours des successions de noms prestigieux et des grandes affiches belges. Si l’inauguration avait été belge avec une interprétation de Psyché de César Franck, cette célébration se devait d’être belge. Pour l’occasion, le Palais des Beaux-Arts accueillait la recréation d’Andromaque du Liégeois Grétry en provenance directe du Théâtre des Champs Elysées où le concert était donné la veille et en prélude à un enregistrement à paraître dans les mois futurs.

Méconnu après avoir été adulé, Grétry composa une unique tragédie lyrique : Andromaque. Suivant les préceptes du directeur de l’Opéra Anne-Pierre-Jacques Devismes du Valgay, Grétry s’attela à un opéra tiré d’un livret ancien : l’Andromaque de Racine comme Gluck l’avait fait pour Armide et Paisello pour Prosperine. L’adaptation du poète Louis-Guillaume Pitra conserve la grandeur de la versification et le ton de la pièce. L’Andromaque de Grétry surprend par ses audaces : la structure musicale, qui digère les apports de Gluck, est admirable de dramatisme et de cohérence structurelle. Le chœur est souvent sollicité pour accompagner ou commenter l’action, renforçant le caractère monumental de la partition.

dirige avec énergie et panache un orchestre et des chœurs attentifs. Cependant sa battue appuie trop sur les décibels et s’avère trop rapide. Le premier point est surtout problématique pour les chanteurs, obligés de souvent forcer la voix et le second point obligeait le chef à survoler les différentes séquences et subtilités stylistiques de la partition. Les chanteurs font tous preuve de musicalité, de maîtrise stylistique et d’une prononciation exemplaire ; mention très bien pour le jeune à la voix rayonnante et au timbre lumineux.

Résurrection réussie pour une partition qui mérite une écoute attentive. On espère, dès lors, la retrouver en disque et surtout sur scène.

Crédit photographique : photo © DR

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Bruxelles. Palais des Beaux-Arts. 19-X-2009. André-Ernest-Modeste Grétry (1741-1813) : Andromaque, tragédie lyrique en trois actes. Livret de Louis-Guillaume Pitra, d’après Racine. Karyne Deshayes, Andromaque ; Maria Riccarda Wesseling, Hermione ; Sébastien Guèze, Pyrrhus ; Tassis Chrstoyannis, Oreste. Chœur du Concert Spirituel, Les Chantres du Centre de Musique baroque de Versailles, direction : Olivier Schneebeli ; Orchestre du Concert Spirituel, direction : Hervé Niquet.

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