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Prades aux Champs-Élysées, Mozart…ou les étoiles ?

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Paris. Théâtre des Champs-Élysées. 16-I-2010. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Quatuor avec piano K. 493  ; Quintette avec clarinette K. 581  ; Quintette à cordes K. 515. Gérard Poulet, Dan Zhu, violons ; Nobuko Imai, Vladimir Mendelssohn, altos ; François Salque, violoncelle ; Michel Lethiec, clarinette ; Jérémy Menuhin, piano ; Hubert Reeves, astrophysicien et mélomane.

Cette soirée marquait le premier concert de la XVIIe édition de Prades au Théâtre des Champs-Élysées, prolongement parisien du célèbre festival créé par Pablo Casals en 1950. Précédé d’une conférence d’Hubert Reeves intitulée «Astronomie et Ecologie», le programme consacré à des œuvres célèbres de musique de chambre de Mozart était également ponctué, entre chaque morceau, de (longs) propos de l’astrophysicien sur la nature, l’univers, les galaxies, quelques analogies étant faites avec la musique. Pour illustrer ses explications, des images étaient projetées sur grand écran. Ce type de conférence, qui plus est par un excellent vulgarisateur, a toute sa place dans le cadre du Collège de France ou de l’Université de tous les savoirs, mais semble moins justifié devant un public venu à priori au Théâtre des Champs-Élysées pour écouter de la musique.

Côté musique donc, le concert débutait par le deuxième Quatuor avec piano (1786), contemporain des Noces de Figaro. Dans cette œuvre lumineuse destinée à un effectif peu fréquent à l’époque, sorte de concerto de chambre, l’écoute entre les interprètes fonctionne, mais l’on regrette des attaques pas toujours très nettes du violoniste (), quelques dérapages du pianiste (). Dans le Quintette avec clarinette (Hubert Reeves annonce le quatuor avec clarinette…), dédié et créé par le clarinettiste et frère de loge Anton Stadler, on admire la variété de sonorités de , notamment dans le mouvement lent, déplore quelques accros du premier violon (). Dernière œuvre au programme, le grand Quintette à cordes K. 515 reflète l’impression générale suscitée par ce concert. Le plaisir de faire de la musique, de dialoguer entre amis est indéniable mais la finition instrumentale n’est pas toujours optimale et les solistes réunis restent trop prudents, voire parfois effacés.

Crédit photographique : © DR

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Paris. Théâtre des Champs-Élysées. 16-I-2010. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Quatuor avec piano K. 493  ; Quintette avec clarinette K. 581  ; Quintette à cordes K. 515. Gérard Poulet, Dan Zhu, violons ; Nobuko Imai, Vladimir Mendelssohn, altos ; François Salque, violoncelle ; Michel Lethiec, clarinette ; Jérémy Menuhin, piano ; Hubert Reeves, astrophysicien et mélomane.

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