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Johann Sebastian Bach (1685-1750), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Trois préludes et fugues (orchestration de Rozhdestvensky) ; Christoph Willibald Gluck (1714-1787) : Ouverture d’Echo et Narcisse ; Adolphe Adam (1803-1856) : Ouverture de Danilowa ; Luigi Cherubini (1760-1842) et François-Adrien Boieldieu (1775-1834) : Ouverture de La prisonnière ; Attribué à Joseph Haydn (1732-1809) : Cantate Die Erwählung eines Kappellmeisters, Hob XXIV : a11 ; Antonín Dvorák (1841-1904) : symphonie n°2, Op. 4 ; Robert Volkmann (1815-1883) : Ouverture de Richard III, Op. 68 ; Louis Spohr (1784-1859) : Ouverture de Faust, Op. 60 ; Benjamin Fleischmann (1913-1941) : Le violon de Rotschild, complétée par Dimitri Chostakovitch ; Dimitri Chostakovitch (1906-1975) : Huit chansons anglaises et américaines ; symphonie n°1, Op10 ; symphonie n°4, Op. 43 ; symphonie n°7, Op. 60 « Leningrad » ; symphonie n°9, Op. 45 ; symphonie n°10, Op. 93 ; Ouverture festive, Op. 96 ; Prélude à la mémoire des héros de Stalingrad, Op. 130 ; 5 entractes de Katerina Ismailova, Op. 29/114a ; Suite sur des poèmes de Michel Ange, Op. 145a ; Suite du Boulon, Op. 27a ; Vissarion Shebalin (1902-1963) : symphonie n°3, Op. 17 ; Youri Chaporine (1887-1966) : Suite, Op. 8 ; Nikolai Rakov (1908-1990) : Sinfonietta pour cordes ; symphonie n°3 pour cordes « Petite symphonie » ; Amandurdy Agadzhikov (né en 1937) : Concerto-poème pour violon et orchestre ; Andrei Volkonsky (1933-2008) : Immobile pour piano et orchestre ; Sergei Belimov (né en 1950) : Concerto pour hautbois et orchestre à cordes ; Leonid Polovinkin (1894-1949) : Télescope II ; Alexandre Mossolov (1900-1973) : Les Fonderies d’Acier, Op. 19. Anatoly Safiulin et Nikolay Miasœdov, basses ; Alexey Martynov et Alexander Naumenko, ténors ; Natalia Burnasheva, mezzo-soprano ; Elena Ivanova et Natalia Koptanova, sopranos ; Sergei Yakovenko, baryton ; Alexander Souptel, violon ; Alexey Lubimov, piano ; Juozas Rimas, hautbois ; Orchestre du ministère de la culture d’URSS ; Orchestre des étudiants du Conservatoire de Moscou ; Orchestre d’Etat d’URSS ; Orchestre de la radiotélévision d’URSS, direction : Gennady Rozhdestvensky. 1 coffret de 10 CD Brilliant. Référence 9019 ; Code barre : 5 029365 901925. Enregistré en concert entre 1967 et 1989. Notice de présentation en : anglais. Durée 12h24

 

Né en 1931, Gennady Rozhdestvensky reste la dernière légende russe des podiums ; un chef charismatique et tempérament d’acier dans la lignée des Golovanov, Svetlanov, Gauk… Chef de nombreux orchestres à travers le monde, il possède un répertoire absolument immense que reflètent près de 400 enregistrements. Grand connaisseur des musiques russes, sa curiosité insatiable le conduit à s’emparer de partitions de Bruckner, Mahler, Nielsen, Berwald, Elgar, Vaughan-Williams, Walton… Ami des compositeurs, il a imposé au répertoire les pièces de toute une génération de créateurs : Gubaidulina, Kancheli, Lokshin, Pärt, Schnittke…

Dans sa série consacrée aux enregistrements publics des artistes de l’époque soviétiques, Brilliant nous propose quelques bandes de concerts. La lecture du programme donne le vertige devant les choix du chef qui dirige autant ses contemporains qu’une ouverture du bien méprisé Adolphe Adam…Mais au sommet de ce coffret, il faut placer des symphonies de Chostakovitch exceptionnelles. Si le chef était déjà l’auteur d’une excellente intégrale (diffusée un temps chez Melodyia), capté en concert, l’artiste arrive a un degré d’inspiration qui galvanise les musiciens. Dans les symphonies n°4 et n°10, ils semblent presque jouer leur vie, constamment sur le fil et attentifs à une direction tellurique. Certains dérapages sont inévitables, mais la puissance de concentration et l’impact des pupitres dégagent une force à la fois dramatique et surhumaine. Dans ces deux partitions, la machine orchestrale semble fondre en un brasier incandescent ! Prise dans une optique ultra-symphonique, la symphonie n°9 sonne avec la grande épique que ne renie pas la célèbre symphonie n°7 «Leningrad». Toutes les «miettes» de Chostakovitch sont cernées avec passion : autant les pièces pompeuses et de circonstance (comme l’ouverture festive) que les chefs d’œuvres comme la suite sur des poèmes de Michel Ange. Par rapport à ce déluge émotionnel, les autres partitions soviétiques paraissent timorées et souvent impersonnelles, en dépit de la passion qui anime le chef et ses solistes.

Du côté du grand répertoire, il va de soi que les orchestres moscovites n’ont pas le galbe, ni la finesse d’autres grandes formations mondiales. Les cordes et les vents sont ainsi très revêches dans la symphonie n°2 de Dvorak. Curieusement, bien avant la révolution des Harnoncourt et Gardiner, Gennady Rozhdestvensky s’efforce de faire sonner Haydn et Mozart avec vigueur et style, même si les chanteurs sont impossibles pour nos oreilles contemporaines.

Un portait, certes inégal, mais les acheteurs ne seront pas déçus par des Chostakovitch d’anthologie.

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Johann Sebastian Bach (1685-1750), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Trois préludes et fugues (orchestration de Rozhdestvensky) ; Christoph Willibald Gluck (1714-1787) : Ouverture d’Echo et Narcisse ; Adolphe Adam (1803-1856) : Ouverture de Danilowa ; Luigi Cherubini (1760-1842) et François-Adrien Boieldieu (1775-1834) : Ouverture de La prisonnière ; Attribué à Joseph Haydn (1732-1809) : Cantate Die Erwählung eines Kappellmeisters, Hob XXIV : a11 ; Antonín Dvorák (1841-1904) : symphonie n°2, Op. 4 ; Robert Volkmann (1815-1883) : Ouverture de Richard III, Op. 68 ; Louis Spohr (1784-1859) : Ouverture de Faust, Op. 60 ; Benjamin Fleischmann (1913-1941) : Le violon de Rotschild, complétée par Dimitri Chostakovitch ; Dimitri Chostakovitch (1906-1975) : Huit chansons anglaises et américaines ; symphonie n°1, Op10 ; symphonie n°4, Op. 43 ; symphonie n°7, Op. 60 « Leningrad » ; symphonie n°9, Op. 45 ; symphonie n°10, Op. 93 ; Ouverture festive, Op. 96 ; Prélude à la mémoire des héros de Stalingrad, Op. 130 ; 5 entractes de Katerina Ismailova, Op. 29/114a ; Suite sur des poèmes de Michel Ange, Op. 145a ; Suite du Boulon, Op. 27a ; Vissarion Shebalin (1902-1963) : symphonie n°3, Op. 17 ; Youri Chaporine (1887-1966) : Suite, Op. 8 ; Nikolai Rakov (1908-1990) : Sinfonietta pour cordes ; symphonie n°3 pour cordes « Petite symphonie » ; Amandurdy Agadzhikov (né en 1937) : Concerto-poème pour violon et orchestre ; Andrei Volkonsky (1933-2008) : Immobile pour piano et orchestre ; Sergei Belimov (né en 1950) : Concerto pour hautbois et orchestre à cordes ; Leonid Polovinkin (1894-1949) : Télescope II ; Alexandre Mossolov (1900-1973) : Les Fonderies d’Acier, Op. 19. Anatoly Safiulin et Nikolay Miasœdov, basses ; Alexey Martynov et Alexander Naumenko, ténors ; Natalia Burnasheva, mezzo-soprano ; Elena Ivanova et Natalia Koptanova, sopranos ; Sergei Yakovenko, baryton ; Alexander Souptel, violon ; Alexey Lubimov, piano ; Juozas Rimas, hautbois ; Orchestre du ministère de la culture d’URSS ; Orchestre des étudiants du Conservatoire de Moscou ; Orchestre d’Etat d’URSS ; Orchestre de la radiotélévision d’URSS, direction : Gennady Rozhdestvensky. 1 coffret de 10 CD Brilliant. Référence 9019 ; Code barre : 5 029365 901925. Enregistré en concert entre 1967 et 1989. Notice de présentation en : anglais. Durée 12h24

 
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