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Paris, Théâtre des Champs-Elysées, 12-III-2010. Franz Schubert (1797-1828) : Quintette pour piano et cordes en la majeur op. 114 (D. 667) « La Truite » ; Octuor pour cordes et vents en fa majeur op. posth. 166 (D. 803). Philippe Bianconi, piano ; Olivier Charlier, Mihaela Martin, violon ; Nobuko Imai, Alto ; Frans Helmerson, violoncelle ; Niek de Groot, contrebasse ; Michel Lethiec, clarinette ; Giorgio Mandolesi, basson ; Bruno Schneider, cor.

Prades aux Champs-Elysées

Le troisième et dernier concert du Festival «Prades aux Champs-Elysées» de cette saison est intitulé «schubertiade», présentant deux des œuvres de musique de chambre les plus connues du compositeur. Les musiciens, tous excellents, nous offrent un exemple de franche camaraderie s’exprimant dans un pur plaisir de jouer ensemble.

Dans la première partie, le Quintette pour cordes évolue avec entrain et bonne humeur entre les archets sûrs et le clavier rassurant. Du début à la fin, l’équilibre des cinq instruments est parfaitement maintenu, aucun d’eux ne brisant leur heureuse harmonie. Le fameux thème de «La Truite» et ses variations, radieux et allègres, s’enchaînent à un finale encore plus joyeux.

L’Octuor pour cordes et vents, bien que ce soit un chef-d’œuvre, ne figure pas si fréquemment au programme d’un concert, en raison, entre autres, de l’importance des effectifs. Ici aussi, les interprètes expriment avant tout la joie et la douceur dont fait preuve Schubert malgré les souffrances physiques et matérielles auxquelles il va bientôt succomber. En effet, l’exécution reflète la complicité des musiciens soudés grâce à l’allégresse que procure le génie du compositeur. Les cinq instruments à cordes réalisent une communion parfaite, tant sur le plan sonore, très homogène, que musical. Les trois instruments à vent se fondent si bien entre eux et avec les cordes, qu’à certains passages, il est difficile de faire une distinction entre les sons du vent et de la corde. Et cette fusion est particulièrement perceptible entre le basson, le cor et la contrebasse. Cependant, on aurait mieux apprécié si certaines mélodies à la clarinette avaient été jouées avec plus de clarté dynamique, sans être recouvertes par les autres instruments.

Crédit photographique : © DR

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Paris, Théâtre des Champs-Elysées, 12-III-2010. Franz Schubert (1797-1828) : Quintette pour piano et cordes en la majeur op. 114 (D. 667) « La Truite » ; Octuor pour cordes et vents en fa majeur op. posth. 166 (D. 803). Philippe Bianconi, piano ; Olivier Charlier, Mihaela Martin, violon ; Nobuko Imai, Alto ; Frans Helmerson, violoncelle ; Niek de Groot, contrebasse ; Michel Lethiec, clarinette ; Giorgio Mandolesi, basson ; Bruno Schneider, cor.

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