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Sylvain Cambreling, un brucknérien qu’on ignore

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Anton Bruckner ( 1824-1896) : symphonie n°4 en mi bémol majeur ; “ Romantique ; n°6 en la majeur et n°9 en ré mineur. Orchestre symphonique de la SWR de Baden-Baden et Fribourg-en-Brisgau, direction : Sylvain Cambreling. 3 CD GLOR. Références : GC09231 (n°4), GC09241 (n°6) et GC09251 (n°9). Codes barres : 4 260158 9152236 (n°4), 4 260158 915243 (n°6) et 4 260158 915250 (n°9). Enregistré entre 1998 et 2005. Notice de présentation en : anglais et allemand. Durée : 62’37 (n°4), 52’45 (n°6) et 60’08 (n°9)

 

Le label allemand Glor continue courageusement d’éditer des témoignages de avec cette fois plus de cohérence avec ces trois albums centrés sur des symphonies de Bruckner.

De prime abord, Bruckner n’est pas franchement le répertoire que l’on associe au chef français ! Pourtant, ces galettes sont certainement les meilleures réalisations discographiques du musicien en dehors de ses terres contemporaines.

A l’inverse du ralentissement des tempos dans Bruckner, Cambreling impose un Bruckner altier, conquérant et rapide. On est pas si loin de la seconde intégrale de Jochum à Dresde (EMI et Brilliant) avec un orchestre plutôt mat de timbre et granitique dans ses dynamiques en dépit d’une grande précision des pupitres. Les amateurs d’un Bruckner mystique et mythique devront passer leur chemin, mais ce Bruckner plus français que germanique, par une vision plus claire des équilibres entre les pupitres, offre une approche originale.

L’approche carrée et rapide du chef convient très bien à une symphonie n°4, plus puissante et instrumentale que véritablement «romantique» et narrative. Mais la solidité de la construction et l’intelligence de la vision emportent les suffrages autant que la puissance et le maelström orchestral déchaîné par Cambreling.

Le chef continue de passer au turbo propulseur une symphonie n°6, très intéressante dans son archaïsme presque primitif et dans la rugosité de ses timbres, même si le côté rectiligne et unilatéral de la battue de émousse l’attention au fil de l’œuvre. On pourrait parfois espérer plus de profondeur comme dans l’adagio.

On sera plus réservé devant l’ultime symphonie, certes démythifiée mais qui dans cette optique doit s’effacer devant les expériences des grands pionniers bucknériens : Oswald Kabasta (Music&Arts) ou encore Volkmar Andreae (Music&Arts).

Ce Bruckner original et attachant mérite l’écoute même si il sera très difficile à ces disques de se faire une place dans une discographie pléthorique. La Symphonie n°4 est sans aucun doute le choix prioritaire de cet ensemble.

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Anton Bruckner ( 1824-1896) : symphonie n°4 en mi bémol majeur ; “ Romantique ; n°6 en la majeur et n°9 en ré mineur. Orchestre symphonique de la SWR de Baden-Baden et Fribourg-en-Brisgau, direction : Sylvain Cambreling. 3 CD GLOR. Références : GC09231 (n°4), GC09241 (n°6) et GC09251 (n°9). Codes barres : 4 260158 9152236 (n°4), 4 260158 915243 (n°6) et 4 260158 915250 (n°9). Enregistré entre 1998 et 2005. Notice de présentation en : anglais et allemand. Durée : 62’37 (n°4), 52’45 (n°6) et 60’08 (n°9)

 
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