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Tereza Janina Czekaj, le classique a son festival

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Lille. Auditorium du Conservatoire. 08-VII-2010. Robert Schumann (1810-1856) : Kreisleriana op. 16 (extraits) ; Edward Wolf (1816–1880) : Rêverie-Nocturne ; Franz Bendel (1833-1874) : Nocturne à la Chopin ; Piotr Ilitch Tchaikovski (1840-1893) : Un poco di Chopin ; Pasquale Catalanotti (18??-19??) : Un reflet de la marche funèbre de Chopin ; Blas Maria de Colomer (1840-1917) : Mazurka alla Chopin ; Edward Nápravnick (1839-1916) : Notturno-réminiscence de Chopin ; Benjamin Godard (1849-1895) : La Lanterne magique (extraits) ; Arthur Honneger (1892–1955) : Souvenir de Chopin ; Zbigniew Szymonowicz (1922–1999) : Mazurka ; Frédéric Chopin (1810–1849) : Valse op. 64 n°2 ; Fantaisie–impromptu ; Clément Doucet (1895–1950) : Chopinata. Tereza Janina Czekaj, piano

On imagine à tort que le Nord se dépeuple en été et qu’il serait superflu d’entretenir une vie musicale qui a – enfin – trouvé son public pendant l’année. Lancé il y a maintenant neuf ans, le festival Clé de Soleil a fait patiemment évoluer son statut d’eguayeur d’étés moroses : au cœur du patrimoine comme sur les scènes vacantes de la vieille ville, il présente des artistes qui n’auraient trouvé leur place dans aucune des programmations de la métropole : le Fine Arts Quartet, les Talich et autres Pražák côtoyant des artistes à découvrir.

« Une soirée Chopin sans une seule note du génial polonais? » La thématique des « destins brisés » est lancée et on ne regrettera pas de s’être laissés tentés par ce programme d’hommages à Chopin signé par des compositeurs plus ou moins obscurs – à juste titre d’ailleurs. C’est une soirée ponctuée de commentaires historiques savoureux et de correspondances qu’a offert la pianiste polonaise . On retiendra spécialement sa proximité avec l’époque, ce répertoire et son sens du dialogue avec le public. Plantée en terrain aride, malmenée par une technique fiable mais peu rigoureuse, son inspiration n’a vraiment pris que dans Chopin. Mais quel Chopin! Habité par une soliste originale avec ce qu’il faut d’excentricité pour oser des rubato et des tempi désinhibés, il est devenu complètement… contemporain.

Le programme reste muet : mais qui est-elle ? Parmi les surprises qu’égrène ainsi le festival on compte Marie-Josèphe Jude, Vittorio Forte et Lovro Pogorelich… A Lille, l’été annonce d’emblée sa couleur.

Crédit photographique : © Clé de Soleil

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Lille. Auditorium du Conservatoire. 08-VII-2010. Robert Schumann (1810-1856) : Kreisleriana op. 16 (extraits) ; Edward Wolf (1816–1880) : Rêverie-Nocturne ; Franz Bendel (1833-1874) : Nocturne à la Chopin ; Piotr Ilitch Tchaikovski (1840-1893) : Un poco di Chopin ; Pasquale Catalanotti (18??-19??) : Un reflet de la marche funèbre de Chopin ; Blas Maria de Colomer (1840-1917) : Mazurka alla Chopin ; Edward Nápravnick (1839-1916) : Notturno-réminiscence de Chopin ; Benjamin Godard (1849-1895) : La Lanterne magique (extraits) ; Arthur Honneger (1892–1955) : Souvenir de Chopin ; Zbigniew Szymonowicz (1922–1999) : Mazurka ; Frédéric Chopin (1810–1849) : Valse op. 64 n°2 ; Fantaisie–impromptu ; Clément Doucet (1895–1950) : Chopinata. Tereza Janina Czekaj, piano

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