Concerts, La Scène, Musique symphonique

Arabella Steinbacher, une grâce aérienne

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Luxembourg, Philharmonie, 11-X-2010. Carl Maria von Weber (1786-1826) : Ouverture d’Oberon JV306 ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concerto pour violon et orchestre n°4 en ré majeur KV218 ; Johannes Brahms (1833-1897) : Symphonie n°1 en ut mineur op. 68 ; Arabella Steinbacher, violon ; Orchestre du Gewandhaus de Leipzig Leipzig ; Herbert Blomstedt, direction.

Dans le cadre de ses concerts de prestige, la Philharmonie de Luxembourg accueillait le très renommé Gewandhaus de Leipzig et le vétéran . Ce dernier, âgé de 83 ans, revient à la tête d’une phalange dont il a assuré la direction musicale. C’est sans partition et de main de maître qu’il dirige pendant tout le concert de ce soir son orchestre d’environ 80 musiciens. L’ouverture d’Oberon est exécutée tout en douceur et finesse.

L’orchestre est réduit à une trentaine de musiciens pour le concerto n°4 de Mozart. nous donne une interprétation tout en grâce et élégance. Son coup d’archet est assuré. Son geste est précis et joliment élancé. Elle possède une sonorité exquise, très féminine. C’est délicat, soyeux, raffiné. Elle fait siffler son violon (un Stradivarius «Booth» de 1716) de façon charmante et tout à fait artistique. Ses vibratos sont subtils, d’une grande légèreté. L’allegro est particulièrement chantant, très coloré, bien rythmé. Sa cadence est lumineuse et démontre une technique parfaitement maîtrisée. L’andante est à la fois tendre et lyrique, le rondeau tout à fait fluide et joliment rythmé. C’est léger. C’est aérien. La musicienne et l’orchestre sont en belle harmonie.

La jeune violoniste régale le public enthousiaste en offrant comme bis l’Obsession (premier mouvement) de la Sonate n°2 d’Eugène Ysaye qu’elle joue avec infiniment de profondeur. Une superbe interprétation !

Dans la seconde partie du programme, retrouve son orchestre au grand complet pour la Symphonie n°1 et toujours aussi vaillant, il le dirige dans une interprétation puissante et de toute grande beauté. C’est énergique, rythmé, intense. On y perçoit tout l’aspect dramatique et solennel attendu dans cette œuvre de .

Comme bis, le chef et son orchestre auront la bonne idée de nous jouer l’Ouverture d’Egmont op. 84 de Beethoven. On sait en effet que l’œuvre de Brahms est particulièrement liée à celle de Beethoven. Ici également, Herbert Blomstedt sera remarquable par son énergie et sa fougue. Il est un chef d’orchestre merveilleux tant par sa personnalité que par son dynamisme. Un grand maître qui a eu toute l’admiration du public.

Crédit photographique : © Henry Fair

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Luxembourg, Philharmonie, 11-X-2010. Carl Maria von Weber (1786-1826) : Ouverture d’Oberon JV306 ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concerto pour violon et orchestre n°4 en ré majeur KV218 ; Johannes Brahms (1833-1897) : Symphonie n°1 en ut mineur op. 68 ; Arabella Steinbacher, violon ; Orchestre du Gewandhaus de Leipzig Leipzig ; Herbert Blomstedt, direction.

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