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Octopus : Decouflé en talons aiguilles

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Paris. Théâtre national de Chaillot. 7/I/11. Philippe Decouflé : Octopus. Mise en scène et chorégraphie : Philippe Decouflé. Musique originale et interprétation live : Labyala Nosfell, Pierre Le Bourgeois. Textes : Christophe Salengro, Gherasim Luca. Eclairages et régie générale : Patrick Besombes. Conception vidéo et films : Philippe Decouflé, Laurent Radanovic, Olivier Simola, Christophe Waksmann. Costumes : Jean Malon. Coiffuriste : Charlie Le Mindu. Danseurs : Flavien Bernezet, Alexandre Castres, Meritxell Checa Esteban, Ashley Chen, Clémence Galliard, Sean Patrick Mombruno, Alexandra Naudet, Alice Roland.

Le dernier opus de avant son départ pour le Cirque du Soleil enchaîne huit séquences disparates, d’où surgissent d’étranges créatures vêtues de poil et chaussées de talons aiguilles.

Contrasté ! C’est l’impression dominante qui émane de ce nouvel opus de qui, en huit séquences, alterne danses brillantes et illusions d’optique. Epaulé à l’avant-scène par deux excellents musiciens, protégés à cour et à jardin par des paravents ajourés, nous fait profiter de sa science des éclairages et des effets spéciaux. Une corde phosphorescente, des hommes araignée, une pieuvre à huit bras ou des capes de poil sont quelques-unes des trouvailles décoiffantes qui s’enchaînent pendant près d’une heure et demie.

Entre un spectacle sur le striptease et le dernier show du Crazy Horse, Philippe Decouflé peine cependant à délaisser les plaisirs du corps dans cet « Octopus » pourtant conseillé à partir de huit ans. Seins nus, vidéos bondage, poème sur le sperme, poils à gogo, les allusions sexuelles ne manquent pas dans ces séquences étonnantes et spectaculaires qui se succèdent à grande vitesse. De délicieuses et savoureuses vidéos mettent en scène des langues agiles ou la tête loufoque de qui nous régale de ses interventions sonores. Dans des costumes variés et inventifs, on aime les voltiges aériens des danseurs, leurs contorsions multiples ou leur défilé de bêtes à poil en talons aiguilles.

Envoûtant, grâce à la musique d’un très haut niveau et aux étranges images, parfois surréalistes, le spectacle souffre néanmoins d’une absence de cohérence. Le chorégraphe n’a en effet pas retenu de thématique ou de fil conducteur. Il tourne les pages d’un catalogue où l’on retrouve, pêle-mêle, les obsessions de Decouflé, de plus en plus noires, teintées de sacrifice, de mort et de sexe. Plus aboutie, la séquence finale se veut un hommage au « Boléro », version Maurice Béjart. Placé au-dessus d’une table ronde, une caméra kaléidoscopique permet aux bras et aux jambes des danseurs de se rejoindre dans une même illusion.

Crédit photographique : Photos © Xavier Lambours

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Paris. Théâtre national de Chaillot. 7/I/11. Philippe Decouflé : Octopus. Mise en scène et chorégraphie : Philippe Decouflé. Musique originale et interprétation live : Labyala Nosfell, Pierre Le Bourgeois. Textes : Christophe Salengro, Gherasim Luca. Eclairages et régie générale : Patrick Besombes. Conception vidéo et films : Philippe Decouflé, Laurent Radanovic, Olivier Simola, Christophe Waksmann. Costumes : Jean Malon. Coiffuriste : Charlie Le Mindu. Danseurs : Flavien Bernezet, Alexandre Castres, Meritxell Checa Esteban, Ashley Chen, Clémence Galliard, Sean Patrick Mombruno, Alexandra Naudet, Alice Roland.

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