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Paris. Théâtre des Champs-Élysées. 20-I-2011. Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) : Le Lac des cygnes (Sortie des invités et valse – Valse) ; Eugène Onéguine (Valse) ; La Belle au bois dormant (Valse) ; Casse-Noisette (Valse des fleurs) ; Symphonie n°4 (premier mouvement) ; Symphonie n°5 (troisième mouvement) ; Symphonie n°6 (deuxième mouvement). Orchestre National de France, direction : Kurt Masur.

À l’instar du Concert du Nouvel An de l’Orchestre Philharmonique de Vienne, l’ proposait en ce mois de janvier un programme festif consacré à la valse, sous la baguette de son cher , directeur musical honoraire de la formation depuis 2008. Pas de Strauss, mais du Tchaïkovski, un quasi copier-coller d’un disque que Teldec avait publié en 1995 (Masur était alors à New-York), composé d’extraits de ballets, d’opéra et de symphonies.

Dirigeant ce programme de tête, le chef allemand, assez affaibli, donne l’impulsion (par le regard, la main droite et des mouvements de corps) et laisse jouer les musiciens. On avoue être resté assez extérieur à l’écoute de la première partie (valses tirées de ballets et d’Eugène Onéguine). L’orchestre ne rencontre pas de problèmes de mise en place, on remarque de beaux solos au sein des pupitres de vents, mais également une certaine routine, un manque d’élan, de souplesse, de grâce. Les tempos relativement lents, l’allure assez lourde peinent à convaincre dans ces pièces célébrissimes.

La deuxième partie de ce concert était consacrée à des mouvements de valses au sein des trois dernières symphonies de Tchaïkovski, démarche intéressante sur le principe, mais un peu frustrante dans la pratique (aucune œuvre dans son intégralité). Dans le mouvement initial de la Symphonie n°4 (Andante sostenuto  ; Moderato con anima), bien sombre et tourmenté, la valse, qui n’apparaît pas immédiatement, apporte une lueur d’espoir, avant que le fatum ne reprenne le dessus. et les musiciens du National laissent une meilleure impression, qui se confirme dans le troisième mouvement de la Symphonie n°5 (Allegro moderato) et le deuxième mouvement (Allegro con grazia) de la Symphonie n°6 «Pathétique», malgré les quelques approximations des cors dans cette dernière œuvre.

Une partie de l’orchestre offre en bis au public une note plus optimiste pour clôturer ce programme avec le second mouvement (Valse : Moderato) de la Sérénade pour cordes.

Crédit photographique : Kurt Masur © Sasha Gusov

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Paris. Théâtre des Champs-Élysées. 20-I-2011. Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) : Le Lac des cygnes (Sortie des invités et valse – Valse) ; Eugène Onéguine (Valse) ; La Belle au bois dormant (Valse) ; Casse-Noisette (Valse des fleurs) ; Symphonie n°4 (premier mouvement) ; Symphonie n°5 (troisième mouvement) ; Symphonie n°6 (deuxième mouvement). Orchestre National de France, direction : Kurt Masur.

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