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Charles Munch dirige la musique romantique allemande

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Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour piano n°1 en ré mineur op.15 ; Concerto pour piano n°2 en si bémol majeur op.83 ; Ouverture Tragique op.81 ; Symphonie n°1 en ut mineur op.68 ; Symphonie n°2 en ré majeur op.73 ; Symphonie n°4 en mi mineur op.98. Félix Mendelssohn (1809-1847) : Capriccio brillant pour piano et orchestre en si mineur op.22 ; Concerto pour violon en mi mineur op.64 ; Octuor op.20 : Scherzo ; Symphonie n°3 en la mineur op.56 « Ecossaise » ; Symphonie n°4 en la majeur op.90 « Italienne » ; Symphonie n°5 en ré mineur op.107 « Réformation ». Franz Schubert (1797-1828) : Symphonie n°2 en si bémol majeur D.125 ; Symphonie n°8 en si mineur D.759 « Inachevée » ; Symphonie n°9 en ut mineur D.944. Robert Schumann (1810-1856) : Manfred, ouverture ; Genoveva ouverture ; Symphonie n°1 en si bémol majeur op.38 « Le Printemps ». Jascha Heifetz, violon ; Gary Graffman, Arthur Rubinstein piano. Boston Symphony Orchestra, direction Charles Munch. 8 CD RCA 88697826732. Code barre : 886978267320. Enregistré entre 1951 et 1960 à Boston. Pas de notice. Durée : 8h15’.

 

est bien connu pour avoir été un des interprètes les plus inspirés de la musique symphonique française, en particulier dans Berlioz et Ravel sans oublier une Mer de légende, mais sa palette était bien plus large, comme le montre avec éclat ce recueil consacrés aux enregistrements de musique « romantique » faits à Boston dans les années 50, où on trouvera tous les Brahms, Mendelssohn, Schubert et Schumann enregistrés pendant cette période par RCA.

Il ne faut pas oublier que, s’il a été, sans doute avec Pierre Monteux, un des plus emblématiques et internationalement connus des chefs français de son époque, il est né allemand dans une Alsace alors perdue par la guerre de 1870. Ses affinités avec la musique d’outre Rhin ne viennent bien sûr pas que de là, et il est bon de se souvenir qu’il fut de 1925 à 1932 konzertmeister du fameux Orchestre du Gewandhaus de Leipzig dirigé alors par Wilhelm Furtwängler puis par Bruno Walter. Il y apprit sans doute une grande partie de ce répertoire en même temps qu’il se frottait au style interprétatif des grands chefs de l’époque, qu’on qualifie volontiers encore de « romantique ». D’ailleurs, par l’élan musclé, l’ampleur du discours, la vitalité enthousiasmante, la fougue allant jusqu’à l’exubérance, la liberté, en particulier dans le tempo ductile et variable, que Munch met dans sa direction où la recherche de la précision à tout prix et le respect forcené de la barre de mesure passe après l’expressivité, il se rapproche, sans doute plus qu’aucun autre chef français, du style de Furtwängler, sans peut-être en atteindre l’exceptionnelle profondeur métaphysique (Boston ne sonne pas non plus comme Berlin). On ne s’étonnera donc pas de trouver ici des tourbillons irrésistibles, des emportements contagieux, des rythmes effrénés, mais aussi des respirations inspirées, des moments d’émotions pudiques, et une réelle tension musicale, le tout avec le plus grand naturel sans la moindre recherche de sophistication. Bref, de la musique, rien que de la musique, simple, forte, expressive qui transmet à l’auditeur un plaisir jouissif direct dont on ne recommande à personne de se priver.

Tous ces enregistrements viennent du fond que RCA enregistra avec le chef alors qu’il était Chief Conductor du . Les prises de son qui s’étalent de janvier 51 (Genoveva) à mars 1960 (Schubert D.125), s’avèrent assez constantes, un poil sèches mais sans trop de dommages. Outre les œuvres purement symphoniques on trouve deux concertos « historiques », le Mendelssohn avec Heifetz (déjà réédité dans de meilleures conditions encore en SACD) et le Deuxième de Brahms avec un magistral Arthur Rubinstein. Et le moins connu de ce côté de l’Atlantique (c’est pourtant lui qui jouait Rhapsody in Blue dans Manhatan de Woody Allen) officie dans un Concerto pour piano n°1 de Brahms, noir et dramatique, en un mot « romantique ».

Chaque disque est emballé dans sa propre pochette en carton donnant parfaitement le détail des œuvres, dates et lieux d’enregistrement, mais on n’en saura pas plus car aucune notice n’est malheureusement fournie.

 

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Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour piano n°1 en ré mineur op.15 ; Concerto pour piano n°2 en si bémol majeur op.83 ; Ouverture Tragique op.81 ; Symphonie n°1 en ut mineur op.68 ; Symphonie n°2 en ré majeur op.73 ; Symphonie n°4 en mi mineur op.98. Félix Mendelssohn (1809-1847) : Capriccio brillant pour piano et orchestre en si mineur op.22 ; Concerto pour violon en mi mineur op.64 ; Octuor op.20 : Scherzo ; Symphonie n°3 en la mineur op.56 « Ecossaise » ; Symphonie n°4 en la majeur op.90 « Italienne » ; Symphonie n°5 en ré mineur op.107 « Réformation ». Franz Schubert (1797-1828) : Symphonie n°2 en si bémol majeur D.125 ; Symphonie n°8 en si mineur D.759 « Inachevée » ; Symphonie n°9 en ut mineur D.944. Robert Schumann (1810-1856) : Manfred, ouverture ; Genoveva ouverture ; Symphonie n°1 en si bémol majeur op.38 « Le Printemps ». Jascha Heifetz, violon ; Gary Graffman, Arthur Rubinstein piano. Boston Symphony Orchestra, direction Charles Munch. 8 CD RCA 88697826732. Code barre : 886978267320. Enregistré entre 1951 et 1960 à Boston. Pas de notice. Durée : 8h15’.

 
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