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Jeunes talents à l’Hôtel de Soubise

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Paris. Hôtel de Soubise, 19-VII-2011. Johannes Brahms (1833-1897) : Sonate en sol majeur op. 78 ; Nicolas Bacri (né en 1961) : Sonate n°2 pour violon et piano op.75 ; Franz Schubert (1797-1828) : Fantaisie en ut majeur pour violon et piano op. 159 D934.

est lauréat du concours de Genève et Long –Thibaud à 20 ans, offrant de superbes moments, le concert n’en fut pas moins une épreuve pour les artistes : la belle salle de l’Hôtel de Soubise était transformée, pour une exposition, en bonbonnière, tapissée entièrement d’un feutre bleu doublé de coton ne laissant qu’une chance, fort réduite, au son ; un piano quelconque devait faire l’affaire et le violoniste était présent mais souffrant. Rompu à la musique de chambre, cependant, dès la deuxième pièce, sut donner le meilleur de lui-même avec la finesse mélodique qu’on lui connaît, après une sonate de Brahms ayant pâti des circonstances, le pianiste s’effaçant devant le violoniste affaibli pour ne pas le couvrir. En revanche, l’interprétation de l’œuvre de , intimiste et raffinée,surtout dans le beau mouvement lent, se chargea d’émotion, de gravité et de mystère. Quant à la splendide Fantaisie de Schubert, composée à partir d’un de ses plus beaux Lieder, Sei mir begrüsst, (Je te salue), elle convient merveilleusement au pianiste, à son aisance, sa sonorité idéale pour Schubert ; avec son style sans aspérités, ses clairs obscurs changeant, il nous entraîna avec son parftenaire, dans un monde autre, immatériel et familier. Le sens de la construction est là mais aussi la souplesse des rubatos, la précision et la justesse rythmique, essentielles chez Schubert et par-dessus tout, un lyrisme de tous les instants grâce aux  interprètes qui se répondent  avec un mélange de retenu et d’effusion provoquant des acclamations d’un public conquis et exprimant son enthousiasme, lui, sans modération.

Certes , il a vingt cinq ans ;merci néanmoins de ne plus parler, à propos de , d’un jeune virtuose, d’un jeune talent, d’un jeune ceci et cela : il a changé de  catégorie, il s’agit  d’un grand pianiste, du  très grand , tout simplement.   

 

Crédit photographique : © Raf Thienpont

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Paris. Hôtel de Soubise, 19-VII-2011. Johannes Brahms (1833-1897) : Sonate en sol majeur op. 78 ; Nicolas Bacri (né en 1961) : Sonate n°2 pour violon et piano op.75 ; Franz Schubert (1797-1828) : Fantaisie en ut majeur pour violon et piano op. 159 D934.

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