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Ouverture de la saison de l’Orchestre national de Lille

Concerts, La Scène, Musique symphonique

Lille, Théâtre du Casino Barrière, 12-X-2011. Johann Strauss fils (1825-1899) : La Chauve-souris, ouverture ; Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Concerto n° 4 pour piano et orchestre en sol majeur ; Franz Schubert (1797-1828) : Symphonie n° 5 en si bémol majeur. Vanessa Wagner, piano ; Orchestre national de Lille, Jean-Claude Casadesus, direction.

Pour l’, la saison 2011-2012 est une « saison particulière », comme l’annonce sa brochure. En effet, pendant les grands travaux de rénovation de sa salle d’attache, le Nouveau Siècle (réouverture prévue en octobre 2012), il se promène un peu partout dans la région. Pour l’ouverture de la saison, les musiciens jouent sept fois le même programme en des lieux différents, dont trois au théâtre du Casino Barrière, avec pour soliste .

L’acoustique de cette salle de substitution, qui n’est évidemment pas conçue pour des concerts de musique classique, est très sèche, absorbant toutes les réverbérations, ce qui rend l’audition assez difficile. Au début du concert, l’ouverture de La Chauve-souris de Johann Strauss fils, bien qu’interprétée énergiquement, donne le sentiment que les sons des instruments sont quelque peu dispersés, sans pouvoir déterminer un « point de divergence ». Ceci dit, l’orchestre et son chef, , s’adaptent très bien à cette configuration sonore pour en tirer le maximum de profit, comme l’a montré encore mieux la Symphonie en si bémol de Schubert après l’entracte.

, qui joue pour la première fois avec l’orchestre et avec le chef, relève un défi : c’est également la première fois qu’elle interprète ce quatrième Concerto de Beethoven. Si elle est beaucoup plus à l’aise dans le répertoire romantique purement pianistique, elle se montre ce soir un peu hésitante, sans avoir pu apprivoiser complètement l’œuvre. Les passages rapides sont « courants », avec une allure de dextérité lisztienne ; l’agogique semble en général un peu trop libre, et les nuances, chopiniennes. Cela nous laisse cependant une grande envie de réécouter son interprétation d’ici quelques années, lorsqu’elle aura mûri encore davantage chaque mouvement. Notons que, toujours à cause de l’acoustique de la salle, les bois ne sonnaient pas autant que l’on attendait, la résonance de ces instruments étant probablement empêchée par le couvercle du piano !

Crédit photographique : Ugo Ponte/ONL

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