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Louis-Ferdinand Hérold, une aimable découverte

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Louis-Ferdinand Hérold (1791-1833) : Concertos pour piano et orchestre n° 2 en mi bémol majeur ; n° 3 en la majeur ; n° 4 en mi mineur. Jean-Frédéric Neuburger, piano. Sinfonia Varsovia, dir. Hervé Niquet. 1 CD Mirare. Réf. : MIR 127, code barre : 3 760127 221272. Enregistré à la Maison de la Radio polonaise, Varsovie, du 16 au 18 mai 2010. Texte trilingue (français, anglais, allemand). Durée : 61’

 

De la postérité n’a retenu qu’une modeste fraction de son catalogue lyrique. On parle rarement encore de Marie (1926), du Pré-aux-Clercs et de Zampa dont il ne reste guère que l’ouverture. De concertos pour piano et orchestre : point ! Cet élève de Méhul et de Catel, prix de Rome en 1812, ville  où il rencontre Paisello, Mayr et Zingarelli. A ses débuts dans le monde de l’opéra il reçoit l’aide du fameux Boieldieu. Et si Marie lui apporte un réel succès, rongé par la tuberculose, il s’éteint prématurément à Paris à l’âge de 42 ans. Dans son ouvrage Musiciens contemporains (1856), Henri Blaze de Bury, comme plus tard Antoine Goléa dans La musique : de la nuit des temps aux aurores nouvelles  (1983), le Larousse de la musique (1982) ou encore le Guide de la musique symphonique de Fayard (1986) on rappelle opportunément, bien que très rapidement, les ouvrages lyriques de Hérold sans jamais évoquer sa musique instrumentale. Nous en étions là jusqu’à la découverte enchantée des Concertos pour piano et orchestre n° 2, 3 et 4 (le n°1, étant probablement de niveau insuffisant, n’a pas été retenu), composés en 1811 et 1813. Manifestement la recherche du beau son, de la mélodie flatteuse, de l’orchestration légère et même agréable, nous mettent en contact avec une musique destinée à la dégustation bonhomme et cordiale. On évoque, en l’entendant, la délicatesse et l’ingénuité du jeune Mozart ou encore du premier Beethoven. Bellini et Chopin ne sont pas loin non plus. Elle présente aussi semble-t-il une parenté esthétique avec les concertos de l’Irlandais John Field (1782-1837), son contemporain. prend manifestement plaisir à égrener ses notes légères, sans prétention ni austérité aucune, contribuant à l’exacerbation d’une réelle beauté musicale restant  à dessein à distance de la niaiserie comme de la prétention. , habile et enthousiaste, mène le avec retenue et précision, avec sympathie presque, et ce pour le plus grand plaisir de l’auditeur qui, nous l’imaginons à notre image, ne résistera pas à réécouter en boucle ces trois concertos dont la découverte nous convainc que l’harmonie, l’élégance, la séduction et la grâce…trouveront toujours preneurs dans la grande famille des mélomanes.

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Louis-Ferdinand Hérold (1791-1833) : Concertos pour piano et orchestre n° 2 en mi bémol majeur ; n° 3 en la majeur ; n° 4 en mi mineur. Jean-Frédéric Neuburger, piano. Sinfonia Varsovia, dir. Hervé Niquet. 1 CD Mirare. Réf. : MIR 127, code barre : 3 760127 221272. Enregistré à la Maison de la Radio polonaise, Varsovie, du 16 au 18 mai 2010. Texte trilingue (français, anglais, allemand). Durée : 61’

 
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