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Le War Requiem de Britten à Tel-Aviv

À emporter, CD, Musique symphonique

Benjamin Britten (1913-1976) : War Requiem, sur des paroles extraits de la Missa pro defunctis et de poèmes de Wilfred Owen. Avec : Edith Wiens, soprano ; Nigel Robson, ténor ; Hakan Hagegard, baryton. Chœur Philharmonique de Prague (chef de chœur : Pavel Kühn), Chœur d’enfants « Ankor » (chef de chœur : Dafna Ben-Yohanan), Mendi Rodan (direction de l’orchestre de chambre), Orchestre Philharmonique d’Israël, direction : Kurt Masur. 2 CD. Helicon 02-9645. Code-barre : 7293627 964524. Enregistré le 8 avril 1996 à l’Auditorium Mann de Tel-Aviv. Notice de présentation en anglais. Durée : 47’05’’ et 37’51’’

 

Enregistré à Tel-Aviv en avril 1996, mais distribué par la firme Helicon seulement aujourd’hui, c’est un véritable symbole que ce War Requiem de Britten, interprété ici par le Chœur Philharmonique de Prague et l’. Même si, musicalement, cette version ne détrône pas tout à fait certaines des interprétations depuis longtemps installées au panthéon britténien (celle signée du compositeur, bien sûr, mais aussi celles de Gardiner, Rattle, Hickox…), la lecture monumentale et solidement charpentée de (sa troisième au disque)  mérite véritablement qu’on s’y arrête, notamment pour la magnitude de la vision apocalyptique proposée par le chef allemand. Message d’espoir ? Ce n’est certes pas cette version qui pourra le laisser croire…

Le plateau réunion sur la scène de l’auditorium Mann de Tel-Aviv était composé de ce qu’on trouvait de mieux, vocalement, au milieu des années 1990. La Canadienne Edith Wiens, pourtant, ne parvient pas à faire oublier le legato irréel de Heather Harper, la créatrice de la partie de soprano (en réalité conçue pour Galina Vichnevskaia, la soprano de la version Britten), pourtant captée sur le tard dans la version Hickox. Nigel Robson, en revanche, est bien mieux chantant que le Peter Pears de la version originale, même si son pouvoir d’évocation n’égale pas celui de son plus illustre devancier. De la partie de baryton, Hakan Hagegard propose une lecture probe et sobre, qui fait ressortir avantageusement le beau texte du poète Wilfrid Owen, disparu dans les derniers jours de la guerre 1914-1918. Le Chœur Philharmonique de Prague, enfin, survolté par la direction de , réserve des moments d’une ineffable beauté.

En somme, une version tout à fait recommandable d’un des grands chefs-d’œuvre de la littérature musicale du XXème siècle.

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