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Stéphanie d’Oustrac, Ferveur et Extase

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Francesco Cavalli (1602-1676) : Canzon ; Lamento di Didone ; Luigi Rossi (c. 1597-1663) : Les pleurs d’Orphée ayant perdu sa femme ; Alessandro Scarlatti (1660-1725) : La Didone délirante (extraits) ; Concerto VII in Re maggiore a flauto, due violoni e basso ; Michelangelo Faggioli (1666-1733) : Cantata a voce sola ; Andrea Falconieri (1585-1656) : Passacalle ; Barbara Strozzi (1619-c. 1664) : O Maria ; Biagio Marini (c. 1567-1663) : Sinfonia primo tuono op. 22 ; Sinfonia sesto tuono op. 22 ; Claudio Monteverdi (1567-1643) : Il pianto della Madonna ; Henry Purcell : Dido’s Lament. Stéphanie d’Oustrac, mezzo-soprano ; Amarillis. 1 CD Ambronay AMY027. Code barre : 3760135100279. Enregistré en septembre 2010. Livret trilingue (français, anglais, allemand). Durée : 64’18

 

Alors qu’elle fait actuellement une carrière fort prometteuse à l’opéra (dans l’opera seria de Mozart notamment), la mezzo-soprano Stéphanie d’Oustrac, révélée à la fin des années 1990 par William Christie, nous revient au disque avec ce deuxième récital publié par le label d’Ambronay, après un beau programme Haydn paru en 2010. Elle retrouve ici Amarillis, un ensemble avec lequel elle avait déjà collaboré dans un enregistrement consacré à Médée  furieuse(Ambroisie). Les artistes convoquent ici le personnage de Didon, reine de Carthage abandonnée par Enée et la figure de la Vierge Marie, abordés par différents compositeurs italiens du XVIIe siècle (plus ). Les œuvres proposées sont des lamentos, des récitatifs et airs tirés d’opéras : La Didone de Cavalli (1641) mais aussi La Didone délirante d’ (1696), œuvre inédite, et Dido and Aeneas de Purcell. On trouve également une cantate profane de Michelangelo Faggioli (Didone abbandonata da Enea, également inédite), une pièce de (O Maria), et la célèbre parodie du Lamento d’Arianna de Monteverdi, qui devient le motet Il pianto della Madonna dans son recueil de la Selva morale e spirituale. Les membres d’Amarillis ponctuent en outre ces pièces vocales d’intermèdes instrumentaux de Cavalli, Rossi, Falconieri, Marini, et de mouvements de concertos pour flûte d’.

On savait Stéphanie d’Oustrac excellente tragédienne, elle confirme ici ses affinités avec ce répertoire baroque. Elle fait preuve d’un sens de l’articulation, de qualités expressives, primordiales dans ce répertoire, pour exprimer les affetti de ces pièces profanes et sacrées.

Un programme exigeant fait de pudeur, de tendresse, mais aussi de déchirement, de colère, de virtuosité également, dans lequel Stéphanie d’Oustrac, mezzo-soprano à la tessiture étendue, se montre tout à fait convaincante.

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Francesco Cavalli (1602-1676) : Canzon ; Lamento di Didone ; Luigi Rossi (c. 1597-1663) : Les pleurs d’Orphée ayant perdu sa femme ; Alessandro Scarlatti (1660-1725) : La Didone délirante (extraits) ; Concerto VII in Re maggiore a flauto, due violoni e basso ; Michelangelo Faggioli (1666-1733) : Cantata a voce sola ; Andrea Falconieri (1585-1656) : Passacalle ; Barbara Strozzi (1619-c. 1664) : O Maria ; Biagio Marini (c. 1567-1663) : Sinfonia primo tuono op. 22 ; Sinfonia sesto tuono op. 22 ; Claudio Monteverdi (1567-1643) : Il pianto della Madonna ; Henry Purcell : Dido’s Lament. Stéphanie d’Oustrac, mezzo-soprano ; Amarillis. 1 CD Ambronay AMY027. Code barre : 3760135100279. Enregistré en septembre 2010. Livret trilingue (français, anglais, allemand). Durée : 64’18

 
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