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Vent(s) de fraîcheur sur la musique tchèque

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Anton Reicha (1770-1836) : Quintette op. 88 n° 2 ; Trois pièces pour cor anglais et quatuor à vent. Bohuslav Martinů (1890-1959) : Sextuor pour vents et piano H. 174. Leoš Janáček (1854-1828) : Mládí. Berlin Philharmonic Wind Quintet : Marion Reinhard (basson), Manfred Preis (clarinette), Hendrik Heilman (piano). 1 CD BIS Records. Référence CD-1802. Code barre : 7318590018026. Enregistré à la Kammermusiksaal de la Philharmonie de Berlin en octobre 2005 (Janáček) et mars 2009. Notice trilingue (allemand, français, anglais). Durée : 78:50

 

Fréquemment cité dans les manuels d’histoire de la musique pour ses écrits théoriques – voire en tant que professeur de Berlioz, Gounod, Franck et Liszt au Conservatoire de Paris – le Tchèque composa pas moins de vingt-cinq quintettes à vents, se positionnant ainsi comme l’un des principaux fondateurs du genre. C’est une lecture de luxe de l’opus 88 n° 2 et des Trois Pièces (non numérotées au catalogue) que nous offre ici le . Les rouages sont très bien huilés, le phrasé est souple, ductile, idéal d’équilibre et le résultat sonne de manière parfaite. Tout simplement.

Le Sextuor pour vents et piano H. 174 de est, pour reprendre les mots d’Harry Halbreich, un « divertimento léger » traversé d’éléments jazzistiques caractéristiques de l’esthétique du compositeur en l’année 1929. Dans une formation différente, les « souffleurs » –rejoints par Hendrik Heilman au clavier- n’ont aucun mal à rendre la vigueur rythmique contenue dans la partition. Ils établissent un rapport idéal entre verticalité (harmonie) et horizontalité (contrepoint) –le passage fugato du Finale en est le meilleur exemple- et font preuve d’une virtuosité sans faille (la flûte dans le Scherzo central !). Difficile d’imaginer interprétation plus juste de cette page de seconde importance mais néanmoins délicieuse.

La (très) relative déception dans la réalisation du programme réside dans le génial et redoutable Mládí de . Si la présente version ne démérite pas sur le plan technique (loin s’en faut), les musiciens pèchent justement par une trop grande confiance en leur virtuosité et donnent parfois l’impression d’une certaine nonchalance (dans l’Allegro initial, notamment) tandis que toutes les possibilités expressives des voix secondaires ne semblent pas toujours exploitées de manière optimale. Qu’à cela ne tienne, le disque reste de très haute tenue et se distingue par une prise de son particulièrement soignée. Du très beau travail, en somme.

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Anton Reicha (1770-1836) : Quintette op. 88 n° 2 ; Trois pièces pour cor anglais et quatuor à vent. Bohuslav Martinů (1890-1959) : Sextuor pour vents et piano H. 174. Leoš Janáček (1854-1828) : Mládí. Berlin Philharmonic Wind Quintet : Marion Reinhard (basson), Manfred Preis (clarinette), Hendrik Heilman (piano). 1 CD BIS Records. Référence CD-1802. Code barre : 7318590018026. Enregistré à la Kammermusiksaal de la Philharmonie de Berlin en octobre 2005 (Janáček) et mars 2009. Notice trilingue (allemand, français, anglais). Durée : 78:50

 
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