Concerts, La Scène, Musique symphonique

Orchestre national d’Île de France, Wayne Marshall

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Paris. Salle Pleyel. 11-XII-2011. George Gershwin (1898-1937) : Deuxième Rhapsodie pour piano. Friedrich Hollaender (1896-1976) : Falling in love again, extrait de L’Ange bleu, arrangement Jim Holmes. Kurt Weill (1900-1950) : Mack the knife, extrait de L’Opéra de Quat’sous, arrangement Jim Holmes ; I’m a stranger here myself, extrait de la comédie musicale One touch of Venus. Micha Spoliansky (1898-1985) : Life’s a swindle, arrangement Jim Holmes. Leonard Bernstein (1918-1990) : Candide suite ; Somewhere, extrait de la comédie musicale West Side Story, arrangement Nic Raine. John Kander (1927) : Cabaret, extrait de la comédie musicale Cabaret, arrangement Rod Dunk. Piotr Ilyitch Tchaïkovski/Duke Ellington : Casse-noisette suite, orchestration Jeff Tyzik. Mary Carewe, soprano; Alexis Cardenas, violon. Orchestre national d’Île de France, direction et piano : Wayne Marshall

Un cabaret sans paillettes !

La Salle Pleyel, temple de la musique classique s’est transformée, pendant quelques heures, en lieu de divertissement : un cabaret d’antan qui malgré la gaieté de la musique ne laissait pas de place à l’imagerie musicale à cause de l’éclairage intense sur l’orchestre et sur la salle entière. La verve, l’énergie, l’ironie et même la classe de ne suffirent pas à recréer l’ambiance des années 30 à 50.

Le concert débute avec la Deuxième Rhapsodie pour piano de Gershwin dirigée et interprété au piano par . Le double rôle pénalise l’exécution pianistique : Marshall joue parfois debout, certains passage de virtuosité sont assez imprécis et en léger décalage avec l’orchestre. porte sur scène les grands succès de Broadway et du cabaret berlinois. Elle interprète ces classiques du genre avec une touche personnelle très en style et avec une ample palette de nuances. Sa sensualité est très explicite dans Somewhere de Bernstein dont le début à peine chuchoté résonne comme une prière douce. Le succès de Cabaret caractérisé par de nombreux changements de tempos et par le passage d’un registre à l’autre, est tel que le bis s’impose. I got Rythm de Gershwin montre l’agilité vocale de la soprano mais le tempo rapide cause des soucis au solo de au piano en total décalage avec le swing de la batterie.

Un entracte original au son d’un petit requiem des solistes de l’Orchestre rappelle au public la crise économique qui menace l’existence de cette formation éclectique d’Ile-de-France. La Direction régionale des affaires culturelles annonçant la décision de réduire sa subvention met en danger le travail de cet orchestre au répertoire très original. Le final témoigne de la versatilité de cette formation symphonique qui se transforme, à l’occurrence en orchestre jazz.

Si parmi les compositeurs de musique de film et de cabaret, le nom de Tchaïkovski semblait assez curieux, cela s’expliquait avec une lecture assez inédite de Duke Ellington dont l’arrangement imprime une allure nouvelle à la suite. L’intégration de nombreux solo de la clarinette, les improvisations du saxophone, le swing de la batterie donnent à ces danses un caractère encore plus joyeux et mystérieux à la fois. Tout ce qui reste de Casse-noisette n’est que le souvenir des thèmes originaux dans une version qui certains n’ont pas hésité à définir comme surréaliste et scandaleuse mais, disons-le, surement non conformiste.

Crédit photographique : Wayne Marshall © DR

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Paris. Salle Pleyel. 11-XII-2011. George Gershwin (1898-1937) : Deuxième Rhapsodie pour piano. Friedrich Hollaender (1896-1976) : Falling in love again, extrait de L’Ange bleu, arrangement Jim Holmes. Kurt Weill (1900-1950) : Mack the knife, extrait de L’Opéra de Quat’sous, arrangement Jim Holmes ; I’m a stranger here myself, extrait de la comédie musicale One touch of Venus. Micha Spoliansky (1898-1985) : Life’s a swindle, arrangement Jim Holmes. Leonard Bernstein (1918-1990) : Candide suite ; Somewhere, extrait de la comédie musicale West Side Story, arrangement Nic Raine. John Kander (1927) : Cabaret, extrait de la comédie musicale Cabaret, arrangement Rod Dunk. Piotr Ilyitch Tchaïkovski/Duke Ellington : Casse-noisette suite, orchestration Jeff Tyzik. Mary Carewe, soprano; Alexis Cardenas, violon. Orchestre national d’Île de France, direction et piano : Wayne Marshall

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