Concerts, La Scène, Musique de chambre et récital

Jonas Vitaud dans le journal intime de Brahms

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Paris, Théâtre du Châtelet (Grand Foyer), 11-II-2012. Johannes Brahms (1833-1897) : Deux Rhapsodies op. 79 ; Six Klavierstücke op. 118, Quatre Klavierstücke op. 119. Jonas Vitaud, piano

A l’occasion de la sortie de son premier disque consacré à Brahms, nous offre un beau récital entièrement constitué d’œuvres du compositeur.

Né en 1980, le musicien a déjà un parcours pianistique bien fourni. Après avoir obtenu à 12 ans le Prix d’Honneur au concours « Royaume de la Musique » de Radio France, et après ses études à Paris, cet ancien élève de Brigitte Engerer, de Jean Koerner et de Christian Ivaldi a été lauréat de plusieurs concours internationaux ; il joue dans le monde entier avec des artistes de renom, tels qu’Augustin Dumay, Aldo Ciccolini, Henri Demarquette et bien d’autres.

Au début de ce concert, probablement à cause de la proximité du piano (Steinway du concert) avec le public dans un espace assez restreint du Grand Foyer du Théâtre du Châtelet, le pianiste semble rechercher encore la meilleure sonorité adaptée. D’où une légère hésitation perceptible qui ne lui permettait pas d’exprimer franchement ses idées musicales. Bien que les pièces soient d’un grand romantisme, il n’insiste pas sur ce caractère, mais cherche un équilibre dans un jeu quelque peu distant. C’est vers la fin des Six Klavierstücke qu’il commence à se plonger dans son univers : dans « Romance », la beauté du son, doux et rond, se détache particulièrement. A partir de la 1re Rhapsodie qu’il interprète après les Six Pièces, la donne change complètement. Il est beaucoup plus résolu et libre dans l’expression, dans une dynamique large et avec des couleurs sonores très variées. Plus vivant et plus lyrique, son interprétation gagne en profondeur. Les gestes sont également plus ouverts et spontanés. Tout cela est plus net dans les coloris chatoyants des Quatre Klavierstücke. En bis, deux pièces de Brahms – évidemment – pour compléter ce récital « journal intime » d’après sa propre conception ; le 4e Ballade op. 10 et la fameuse Valse en la bémol majeur. C’est avec cette douceur que la soirée s’est achevée.

Crédit photographique : © Gilles-Marie Baldocchi

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Paris, Théâtre du Châtelet (Grand Foyer), 11-II-2012. Johannes Brahms (1833-1897) : Deux Rhapsodies op. 79 ; Six Klavierstücke op. 118, Quatre Klavierstücke op. 119. Jonas Vitaud, piano

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