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Les Sonates de Furtwängler par Sophie Moser et Katja Huhn

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Wilhelm Furtwängler (1886-1954) : Sonate pour violon et piano n° 1 en ré mineur + Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Sonate pour piano et violon n° 1 en ré majeur, op. 12/1. Sophie Moser, violon ; Katja Huhn, piano. 1 CD Profil Hänssler. Références : PH 12012, code barre : 8 1488 12012. Enregistrement réalisé au studio SWR, Kaiserslautern (Allemagne), les 26-28 octobre 2010 (Furtwängler) et le 11 mai 2011 (Beethoven). Notice bilingue (allemand, anglais). Durée : 67’41

Wilhelm Furtwängler (1886-1954) : Sonate pour violon et piano n° 2 en ré majeur + Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Sonate pour piano et violon n° 8 en sol majeur, op. 30/3. Sophie Moser, violon ; Katja Huhn, piano. 1 CD Profil Medien. Références : PH 11023, code barre : 8 1488 11023. Enregistrement au MDR Leipzig, Augustusplatz (Allemagne), du 23 au 25 octobre 2008. Notice bilingue (allemand, anglais). Durée : 60’01

 

La notoriété et la célébrité post-mortem de en tant que chef d’orchestre n’ont guère connu d’essoufflement ni d’éclipse. Ses incomparables interprétations du répertoire romantique, germanique notamment, nous sont encore aisément accessibles grâce à un multitude d’enregistrements solidement charpentés, résolument trempés et toujours parfaitement domptés. Mais, bientôt six décennies après sa disparition, que reste-t-il de ses ambitions de compositeur ? A titre personnel nous avions été fortement impressionné, il y a bien longtemps, par la découverte et l’écoute de sa Symphonie n° 2 en mi mineur enregistrée sous sa baguette à Berlin en 1951 avec le Philharmonique de cette ville. Il paraissait relativement malaisé d’accorder à cette œuvre composée en 1947 des qualificatifs précis contribuant utilement à son classement esthétique. L’écoute attentive de ses deux Sonates pour violon et piano élaborées en 1937 et 1940 va-t-elle faciliter son positionnement en tant que créateur ? Le couplage des sonates avec deux chefs-d’œuvre de Beethoven souligne à l’évidence sa descendance assumée de la tradition romantique, fut-ce au prix d’un déficit d’originalité. Son écriture ne pourrait être mise en défaut. L’homme connaît la musique bien sûr, affichant l’assurance des lignes mélodiques, peu mémorisables toutefois, l’aisance de son discours quelque peu bavard et le haut niveau de son travail compositionnel.

Les deux instrumentistes, la violoniste allemande et la pianiste russe offrent une interprétation excellente, servant les sonates de Furtwängler avec fougue, précision et respect. Elles confirment davantage encore la qualité de leur jeu dans les deux sonates de Beethoven vis-à-vis desquelles il paraît plus commode de se faire une opinion. Comme beaucoup d’immenses chefs d’orchestre a peut-être été écrasé, intimidé ou inhibé par son intime fréquentation des plus grands créateurs de tous les temps. Dans cette optique, ses sonates sans jamais démériter n’ont guère leur place aux côtés des partitions himalayennes de ses géniaux devanciers. Le texte de présentation, complet et informatif, mérite tous les éloges.

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