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Bruckner, l’art de la maîtrise de Herbert Blomstedt

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Anton Bruckner (1824-1896) : Symphonie n°4 en mi bémol majeur « Romantique » (édition 1878/1880, Nowak 1953). Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, direction : Herbert Blomstedt. 1 CD Querstand. Référence : VKJK 1018. Enregistré en concert en octobre 2010. Notice de présentation (riche et exhaustive) en : allemand, anglais et français. Durée : 67’05.

 

Pas à pas le vénérable chef poursuit son intégrale des Symphonies de Bruckner pour les Allemands de Querstand. Son immense expérience et sa flexibilité stylistique  font ainsi merveille dans cette lecture apaisée et ultra-maîtrisée de la Symphonie n°4. Bien que peu médiatisé, Blomstedt  est un brucknérien émérite et cette lecture est sa troisième interprétation de l’œuvre  au disque après un premier essai avec la Staatskapelle de Dresde en 1981 (Denon/Dal Segno) et une seconde tentative avec l’Orchestre de San Francisco, en 1993 (Decca).

Capté à la tête d’un orchestre dont il fut le directeur musical de 1998 à 2005, Blomstedt livre une interprétation patiente et très contrôlée dans sa gestion des tempi et des transitions. Ce Bruckner est véritablement romantique, comme sorti d’une rêverie solitaire et montagneuse d’un Caspar David Friedrich. Le mouvement lent « andante Quasi Allegretto », est un modèle de style et de maîtrise avec une attention portée aux détails de l’orchestration. Le « scherzo » n’est en rien une cavalcade ou une transe mystique mais un mouvement porté par une énergie à la fois puissante et ensorceleuse.  La pâte sonore du Gewandhaus est également une autre grande satisfaction. La rondeur de ses timbres et l’articulation des cordes brillent sous cette battue respectueuse des particularismes sonores de cet orchestre de légende.

Bien que captée en concert, cette lecture bénéficie d’un haut degré de réalisme et de précision ! On connaît de (trop) nombreux disques symphoniques enregistrés en concert et bâclés par les ingénieurs du son ou par une acoustique peu scrupuleuse.

Si la discographie récente est bardée de références, les lectures des années 2000 sont peu nombreuses à atteindre ce haut degré de qualité. On pointe juste une lecture d’Abbado et sa Dream-team du Lucerne Festival Orchestra. Mais la cohésion de l’orchestre de Leipzig et ses timbres fruités nous amènent à placer ce disque sur la plus haute marche du podium contemporain.

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Anton Bruckner (1824-1896) : Symphonie n°4 en mi bémol majeur « Romantique » (édition 1878/1880, Nowak 1953). Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, direction : Herbert Blomstedt. 1 CD Querstand. Référence : VKJK 1018. Enregistré en concert en octobre 2010. Notice de présentation (riche et exhaustive) en : allemand, anglais et français. Durée : 67’05.

 
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