Un dimanche à Leipzig avec Ex Tempore

À emporter, CD, Musique d'ensemble

Johann Gottlieb Goldberg (1727-1756) : Cantate « Durch die herzliche Barmherzigkeit » ; Cantate « Herr, die Heiligen haben abgenommen » ; Johann Ludwig Krebs (1713-1780) : « Meine Seele erhebt den Herrn » (Magnificat) ; Johann Ludwig Bach (1677-1731) : « Missa brevis super cantilena Allein Gott in der Höh’ sei Ehr ». Sophie Karthaüser, soprano ; Marianne Vliegen, alto ; Stephan Van Dyck, ténor ; Lieven Termont, baryton. Ex Tempore, direction : Florian Heyerick. 1 CD Ricercar RIC 317. Code barre : 5400439003170. Enregistré en 2002 et 2011. Livret quadrilingue (français, anglais, allemand, flamand). Durée : 61’31

 

Fondateur de l’ensemble vocal et instrumental , , musicien flamand fort complet (musicologue, instrumentiste, chef, producteur de disques), s’est spécialisé dans la redécouverte de compositeurs allemands de l’entourage de (famille, élèves…), comme d’autres avant lui (on pense en particulier à Hermann Max). était donc fait pour rencontrer , producteur chez Ricercar, entre autres, de douze volumes de Deutsche Barock Kantaten. Après un enregistrement de cantates du temps de Noël de Christoph Graupner (1683-1760) publié en 2010, il propose à présent des œuvres qui ont pu être jouées lorsque JS. Bach était Cantor à Saint Thomas de Leipzig (1723-1750), à l’époque où ce dernier produisait une cantate chaque dimanche et jour de fête. On trouve sur ce disque d’une part, deux cantates d’église, avec solistes, d’un de ses probables élèves, , plus connu comme claviériste virtuose, enregistrées en 2002. D’autre part, une Missa brevis de (1716), cousin éloigné de la « branche de Meiningen », auteur d’une magnifique Trauermusik (enregistrée par Hermann Max et par Hans-Christoph Rademann) et un Magnificat de , également élève de JS. Bach, dont on ne connaît plus que des pièces pour orgue. Ces deux œuvres ont été enregistrées par et en 2011.

Le répertoire, loin d’être complètement anecdotique, mérite qu’on s’y attarde, et même si ces « petits maîtres » n’ont pas le génie de JS. Bach, tous font preuve d’un indéniable métier en ce qui concerne l’art du contrepoint, l’inspiration mélodique. D’un point de vue interprétatif, l’approche, certes soignée, manque parfois de relief pour vraiment captiver de bout en bout. La réalisation se révèle plus marquante dans les œuvres de Krebs et de JL. Bach que dans les deux cantates de Goldberg, ne serait-ce que la prise de son, beaucoup plus nette. Le chœur sonne également mieux en 2011 qu’en 2002, avec plus de mordant, de présence.

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